12/05/2013 - Corse-Matin
Transports aériens
Cet été quinze ouvertures de lignes aériennes programmées en Haute-Corse
Pour doper le tourisme insulaire, il faut parfois apprendre à élargir ses horizons. La CCI de Bastia et de Haute-Corse semble avoir décidé de regarder plus loin. Du côté de Bruxelles, Manchester ou encore Bristol...
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Le plan de vol de la saison estivale s'annonce chargé au départ de l'aéroport de Bastia-Poretta. Douze ouvertures de lignes sont annoncées dont deux vers l'international. Avec les compagnies Volotea, XI Airways, Easy Jet mais aussi Air France, il sera également possible de s'envoler pour des villes de l'hexagone jusque-là inaccessibles sans escales. Une à plusieurs rotations hebdomadaires sont en effet proposées pour Toulouse, Brest, Lille, Lyon et Paris Charles-de-Gaulle.
Question prix: ils varient en fonction de la compagnie et donc des prestations mais aussi du moment de la réservation. La solution reste l'anticipation pour avoir une chance d'alléger le coût du voyage. Au total, 31 destinations dont 17 vers l'international seront possibles sur onze vols réguliers, 17 low-cost et 12 charters, au départ de l'aéroport de Bastia. La Balagne, centre névralgique touristique, n'est pas oubliée avec trois nouveautés. Une ligne à destination de Mulhouse est ouverte tous les samedis, depuis l'aéroport de Calvi. Deux autres vols pour la Suisse (Zurich et Genève) seront également inaugurés.
Offre en sièges revue à la hausse
Malgré la crise économique, les élus semblent parier sur le tourisme pour relancer ou du moins maintenir un équilibre économique. La preuve en chiffres: l'offre en sièges proposée pour la Haute-Corse est revue à la hausse pour la saison avec + 48 %. Les low-costs longtemps contestés représentent 403 096 sièges, soit près de 70 % de l'offre. Une occasion de faire découvrir la Corse à une nouvelle clientèle.
L'agence du tourisme de la Corse et la compagnie Air Corsica explorent d'autres pistes pour séduire les voyageurs mais aussi donner la possibilité aux insulaires de s'envoler à des prix attractifs. Et là c'est toute une autre histoire.
Julie Quilici-Orlandi
12/05/2013 - Corse-Matin
Croisière
Avec Club Med 2 la croisière passe par Ficaghjola
Le navire a débarqué avec ses chaloupes 311 passagers qui ont battu le pavé bastiais de 8 heures à 18 heures...
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Chacun sait que le port de Bastia n'a pas encore gagné ses galons de port de croisiériste et hier c'est le fantastique voilier Club Med 2 qui a fait escale à Bastia, plus précisément au large de l'anse de... Ficaghjola.
Le navire a débarqué avec ses chaloupes 311 passagers qui ont battu le pavé bastiais de 8 heures à 18 heures. Cette escale était prévue dans la croisière dite de l'Île de Beauté à l'Italie (Nice, Bonifacio, Ponza, Naples, Civitavecchia, Elbe, Livourne, Bastia, Villefranche-sur-Mer).
Ce 5 rnâts français offre de l'espace et du confort avec 8 ponts de 2000m2. .
25/04/2013 - Corse-Matin
Entreprises
Les conseils du service des douanes à ceux qui veulent exporter
Les fonctionnaires de la direction régionale des douanes ont expliqué leur mission de conseil aux chefs d'entreprises tentés par le commerce international....
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Ils sont surtout connus pour leur fonction de contrôle. Normal car cela a constitué durant de très longues années l'essentiel de leur mission. Aujourd'hui, les services des douanes et droits indirects (c'est leur nom) veulent développer leur vocation de conseil. Notamment auprès des entreprises tentées par l'exportation. C'est dans ce cadre que la CCI de Bastia et de la Haute-Corse a décidé d'organiser une série de réunions pour mettre en relation les professionnels et les fonctionnaires des douanes. Objectif: balayer quelques idées reçues et faire tomber les barrières empêchant les entreprises, notamment insulaires, de se développer à l'international. D'abord en simplifiant considérablement les démarches. Avec la mise en place de dispositifs d'accompagnement innovants et performants.
Leur rôle ? Informer sur les procédures de dédouanement et accompagner le demandeur jusqu'au bout de son projet. Les services des douanes proposent également un accompagnement personnalisé. Se basant sur des rendez-vous individuels, complété par un examen de la situation de l'entreprise. Ce qui permet de trouver des solutions et procédures douanières les mieux appropriées. Enfin au cours de cette réunion, à laquelle ont participé plusieurs chefs d'entreprises du Centre Corse, le statut d'opérateur économique agréé (OEA) a également été présenté. Label de fiabilité délivré aux acteurs du commerce international par les administrations douanières européennes, il constitue un signe distinctif pour ceux qui l'obtiennent. Et un facteur de compétitivité non négligeable, surtout en cette période.
Isabelle Volpajola
23/04/2013 - Corse-Matin
Tourisme
L’ATC marche sur les villes françaises l’île marque son territoire aérien
L’Agence du tourisme n’est pas l’agence tous risques. Elle se contente juste d’en prendre quelques-uns. Mais les bons. En faisant le siège des grandes capitales, elle impose son plan de vol face à la concurrence. ...
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Lille, Toulouse, Lyon, Nice, Bordeaux, Nantes... Depuis l'an dernier et pour la deuxième année consécutive, l'ATC s'invite au coeur des villes françaises. Moins pour taper à la porte que pour faire un appel du pied. Afin de prospecter des bassins de population qui constituent une vraie manne touristique, pour la Corse, à l'année. Le concept est simple dans l'idée. Aller chercher à l'extérieur un potentiel de visiteurs susceptibles de fréquenter l'île douze mois sur douze. Ce que l'on désigne par le terme d'étalement. Sauf qu'étaler ne signifie pas qu'il faille tartiner à la louche en quantité. Plutôt faire glisser sur la périodicité des saisons, des flux de vacanciers qui auront réalisé que la Corse présente un intérêt au long cours du calendrier. Pour y parvenir, séduire la clientèle ne suffit pas. L'insularité impose une autre règle. Comme un postulat de base. Entre l'envie de passer des vacances en Corse et la réalité, il y a la mer. Donc le transport. L'Agence du tourisme l'a compris. A travaillé sur le sujet. Puis sur le terrain. Aujourd'hui, elle est à même de connecter ensemble le sujet et le terrain. Après avoir bâti des ponts entre les grandes capitales et le territoire insulaire, elle ouvre des couloirs et occupe l'espace aérien. Se positionnant sur un créneau nouveau. Qui, jusqu'à présent, était davantage embouteillé par les collisions liées à la continuité territoriale que par le besoin d'entrer en lice sur le tarmac d'une concurrence. Ouverte au métier de transporteur. A la clé, des aléas, certes. Mais assumés en partenariat intelligent. C'est la position que défend Vanina Pieri, la présidente de l'ATC. Plan de vol à l'appui.
Continuité élargie
« Nous avions la possibilité d'envisager les choses de manière segmentée en nous disant que tourisme et transport n'étaient pas forcément rattachés. Or, à mon sens, c'est une erreur de ne pas mettre en relation la destination et l'accessibilité dans la mesure où aucune politique publique ne peut, dès lors, être efficace. Nous avons donc pris l'option de coupler les deux. J'ai demandé à Paul Giacobbi d'arbitrer sur le fond afin d'entériner la légitimité de ce qui nous apparaissait comme un raisonnement cohérent. Ce qu'il a fait. Cela induisait qu'au-delà du statut de l'office des transports, qualifiant celui-ci comme le gestionnaire de la continuité territoriale, le président Giacobbi souhaitait que le développement touristique soit intégré à cette même continuité. Mon rôle étant, à partir de là, de relier la Corse au Continent et non l'inverse ». Ce mandat, Vanina Pieri le reçoit en 2011. Avec son équipe, elle retrousse ses manches et entame un travail de fond avec les CCI. Rapidement, les chambres de commerce et l'agence dégagent des problématiques communes. Et posent ce qui n'est rien moins qu'une évidence, pourtant jamais à ce point formalisée : la liaison tourisme-transport passe par l'ouverture de lignes à l'année. « Au centre du dispositif nous avons placé un outil de poids, la compagnie régionale Air Corsica, qui nous a suivis et a joué le jeu. D'où la dernière création de ligne en date, celle qui vient d'être inaugurée entre Ajaccio et Toulouse. C'est ce qu'a permis l'opération « La Corse s'invite à », ciblée sur cette ville. Des approches successives ont été menées sur l'aéroport Toulouse-Blagnac, avec une campagne de promotion commune en relais. Auxquelles nous avons associé un volet tarifaire attractif avec un prix d'appel à partir de 49 euros. Cet exemple pourrait illustrer la démarche qui a été la nôtre dans toutes les autres capitales que nous avons sélectionnées. En corollaire de notre réflexion, il s'agissait également de rendre Nice et Marseille attractifs afin que ces aéroports deviennent des plateformes conséquentes pour faire venir en Corse les touristes étrangers. Et nous permettre de remplir les sièges à l'année ».
Mécanique imparable
Une fois le principe acquis de l'ouverture de lignes, il fallait dans la foulée que « La Corse s'invite à » puisse être un tremplin performant. D'où les réajustements faits d'une année sur l'autre. Des réajustements qui ont tenu dans la volonté d'intégrer, à chaque déplacement de l'ATC, les compagnies aériennes. « Les opérateurs maritimes étaient déjà naturellement associés aux agents de voyage qui participaient. Introduire l'aérien s'avérait à la fois innovant et indispensable. Car ce sont eux qui vont rendre possible l'installation du tourisme à l'année et dans la durée... ». La dynamique est aujourd'hui lancée. Créant une émulation de marchés saine. Et une mécanique imparable. Dès lors où il y a concurrence, les prix baissent et le client peut faire son choix à partir d'une offre diversifiée. L'offre diversifiée ? Elle y est. « Pour 2013 par rapport à 2012, explique Jean-Louis Moretti, le directeur du développement à l'ATC, nous bénéficions de 400 000 sièges supplémentaires sur toutes les destinations françaises que la Corse desservait ou pas. Nous faisons ainsi un bond de 2,5 à 2,9 millions en termes de volume de places, soit une augmentation de 20 %. Si l'on prend l'exemple de Toulouse, point central du grand sud-ouest, on passe de 9000 à 90000 sièges en un an avec un prix moyen par billet divisé par trois. Sur Nantes, 70 000 places supplémentaires sont offertes par rapport à l'an dernier, 50 000 d'avril à octobre et quelques-unes à l'année ».
Risque partagé
Un bémol à la clé, néanmoins, la crainte que l'offre soit supérieure au taux de remplissage. La présidente de l'Agence du tourisme en a conscience. « À un moment donné, il faudra trouver le rythme de croisière le plus adéquat. Cela constitue la deuxième partie du travail que nous aurons à mettre en oeuvre avec les CCl qui prennent en charge les études d'ouvertures de lignes sur les marchés prioritaires. L'agence lançant, quant à elle, les idées. Et assurant pleinement sa mission de financement et de promotion de la destination avec les compagnies aériennes, pour une lisibilité optimale ». Au bout des couloirs aériens ainsi tracés, le risque devient partagé, en diminuant notamment celui de l'opérateur privé. L'an prochain, 2014 sera l'année de l'étranger avec un galop d'essai sur Bruxelles et Genève, tandis que sur le territoire français on ancrera les acquis en animant les réseaux existants. En attendant, l'ATC est en train de faire bouger les lignes. Une en particulier. Celle qui consistait à penser que l'Île ne pouvait sortir d'une logique saisonnière. Aujourd'hui, l'idée reçue est battue en brèche. Pour ouvrir d'autres brèches. En grand. Et, cette fois, sur 365 jours.
A.-C. CHABANON
23/04/2013 - Corse-Matin
Bastia
L’école de management conserve une longueur d’avance
Ambiance studieuse à l'hôtel consulaire. Paul Trojani, président de la CCI de Bastia et de la Haute-Corse, a accueilli Emmanuelle de Gentili pour discuter d'avenir. Plus exactement de l'avenir des jeunes insulaires. ...
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La conseillère exécutive en charge de l'enseignement supérieur a pris note des attentes et des projets « ambitieux mais réalistes », portés par la CCI 2B. Mais également des besoins sommaires - du très haut débit - pour pouvoir travailler en regardant au-delà de l'île. Sur la feuille de route présentée par Paul Trojani figure en tête de liste, la création d'un centre de formation d'apprentis qui aura vocation à coordonner les sections existantes, la construction d'une structure d'hébergement de quarante chambres pour la rentrée 2015 et la naissance de la Kedge Business school pour juillet 2013. Une nouveauté qui n'est autre qu'une évolution de l'offre actuelle et qui se traduit par la fusion des grandes écoles de Bordeaux et Euromed. Un partenariat qui va permettre aux jeunes insulaires de courir vers de nouveaux horizons.
Une offre « complémentaire et non concurrentielle »
Sans surprise, l'élue territoriale a approuvé le programme qui inscrit la Corse dans une diversification de l'offre de formation « en complémentarité et non en concurrence avec l'université de Corse ». Et lorsqu'il s'agit de répondre aux attentes en matière de développement et d'employabilité, autant dire qu'elle n'imagine pas « louper un tel rendez-vous ». Estimant que même « lorsqu'il y a de bonnes idées, il est nécessaire d'être en capacité de les réaliser », la CCT annonce à demi-mot qu'elle suivra financièrement. A quelle hauteur ? Pour l'heure, la question n'était pas de signer mais d'adhérer à une démarche de collaboration avec la CCI afin de développer l'école de management qui compte plus de deux cents étudiants dont la moitié est des apprentis. Il faut dire qu'avec un taux d'insertion professionnelle de 90 %, l'école Euromed Bachelor semble avoir fait « le choix de la cohérence du terrain et de la qualité de la formation », comme l'a confié Philippe Albertini, directeur de la CCIT de Bastia et de Haute-Corse. Les promotions suivent et gagnent en prestige sur le campus de Borgo-Bastia. Et l'école de management déjà inscrite dans la mobilité internationale et l'employabilité depuis 2007, a bien l'intention de conserver sa longueur d'avance. JULIE QUlLICI-ORLANDI
22/04/2013 - .
Entreprises
– de 50 salariés: Application anticipée pour l'aide Contrat de Génération.
La loi du 1er mars 2013, portant création du Contrat de Génération, prévoit une application anticipée du dispositif d’aide (ACG), pour les entreprises de moins de 50 salariés. Nous attirons particulièrement votre attention sur le fait que celles de ces entreprises qui ont recruté des jeunes de moins de 26 ans (30 ans s’il s’agit de travailleurs handicapés), depuis le 1er janvier 2013, disposent d’un délai de 3 mois (soit jusqu’au 17 juin 2013), pour demander l’aide au titre du Contrat de Génération. A cette fin, chaque entreprise concernée est invitée à remplir le formulaire de demande d’aide, téléchargeable avec sa notice sur le site : www.contrat-generation.gouv.fr avant de le transmettre au service Pôle Emploi dédié de Nanterre. ...
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18/04/2013 - Corsenetinfos.fr
Tourisme
Vanina Pieri : « Le tourisme est le pilier de l’économie insulaire et l’avenir de la Corse »
La présidente de l’Agence du tourisme (ATC) et conseillère exécutive, Vanina Pieri, fait, pour Corse Net Infos, un tour d’horizon de la situation et des actions menées par l’ATC sur tous les fronts, tant au niveau du transport, de l’hébergement et de la promotion....
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Elle explique sa vision d’un modèle de développement axé sur la diversité de l’offre et affirme se battre pour donner au tourisme la place qui doit être la sienne dans l’économie locale. - Comment appréhendez-vous cette nouvelle saison touristique ?- Comme on les appréhende toutes ! Avec l’espoir, à terme, de ne plus parler de saison, mais d’un tourisme à l’année. Cette saison 2013 s’inscrit sous un double auspice. D’abord, celui de la crise. Nous faisons énormément d’efforts sur les marchés, nous croyons qu’ils seront rentables. Ensuite, et surtout, celui d’une nouveauté historique : 2013 est l’année qui totalise le plus d’offres dans l’aérien, le plus grand nombre d’ouvertures de ligne et de sièges disponibles. Nous travaillons avec les compagnies aériennes sur des promotions et des tarifs attractifs pour faire en sorte que, cette saison, la Corse tire son épingle du jeu. - Combien y-a-t-il de lignes ouvertes ?- Un certain nombre de lignes nouvelles ont été ouvertes, notamment Nantes, Bordeaux, Toulouse qui a été inaugurée le 18 mars… Prenons l’exemple de Toulouse : la ligne passe de 9000 à 100 000 sièges sur les 6 mois d’été. Nous espérons, à terme, maintenir cette ligne ouverte à l’année. C’est quand même extraordinaire de multiplier par 10 le nombre de sièges sur une seule ligne ! Les sièges sont multipliés par 4 sur Bordeaux, par 3 sur Nantes… Des offres s’organisent au niveau régional, d’autres sur l’étranger. Les CCI (Chambre de commerce et d’industrie) font leur travail. Concrètement, 2013 sera une année d’explosion en matière d’offre aérienne. - Avez-vous chiffré l’augmentation du volume touristique que vous escomptez tirer de cette multiplication de l’offre ?- Il est compliqué de faire des pronostics. On verra comment agira l’émulation du marché... Nous avons accueilli, en 2012, près de 3 millions de touristes. Nous espérons faire autant, voire mieux, d’année en année. Notre objectif n’est pas de savoir combien de touristes nous allons accueillir dans la saison, mais plutôt comment installer un tourisme à l’année avec une offre de transport cohérente, des prix attractifs et des hébergements à qui on donne les moyens de rester ouverts en permanence. Nous voulons étaler la saison et recevoir du monde en dehors de cette pointe estivale plutôt que de faire +4%, +5% ou +6% sur cette pointe. - La saison touristique est-elle toujours fortement concentrée sur les deux mois de juillet et d'août ? - Pas tellement ! Il faut encore faire des efforts sur les 15 premiers jours de juillet qui restent encore creux pour l’hébergement à cause des départs en vacances plus tardifs. L’avant-saison se passe normalement plutôt bien, même si, l’an dernier, l’élection présidentielle l’a, quelque peu, mitigée. L’arrière-saison s’allonge. L’Insee a annoncé que le 4ème trimestre 2012 était un record historique en matière de fréquentation touristique. Petit à petit, les choses avancent. - Que faites-vous concrètement pour développer l’avant et l’arrière-saison ?- Nous ciblons les marchés. Nous allons dans les régions qui ont été un peu abandonnées ces dernières années puisque nous recevons, essentiellement, de la clientèle venant de PACA, de Paris et de Rhône-Alpes. C’est pour cela que nous démarchons des régions comme celles de Bordeaux, Nantes et Toulouse. Nous portons la bonne parole autour d’un concept qui s’appelle : « La Corse s’invite à … ». - En quoi consiste-t-il ?- Il consiste en une rencontre privilégiée avec les journalistes autour de la gastronomie, en un grand workshop où l’offre Corse rencontre, en direct, les agences de voyages et en un grand diner avec des leaders d’opinion, tout ce que les sociétés locales comptent de gens influents. Nous espérons faire de toutes ces personnes des ambassadeurs pour porter la bonne parole, celle de la destination Corse. - Déclinez-vous ce concept uniquement en France ou aussi en Europe ? - Pendant l’année d’essai, nous l’avons centré sur la France pour caler le format. En septembre, nous attaquons Zurich et Genève. L’objectif, à terme, est de sortir, petit à petit, de la seule logique des salons, où finalement la Corse est en confrontation avec toutes les autres destinations, pour aller vers ces manifestations bilatérales où nous pouvons montrer notre offre et incarner la Corse d’aujourd’hui. A terme, notre objectif est d’attaquer l’ensemble de nos marchés prioritaires avec ce concept. - Prévoyez-vous d’autres actions dans l’immédiat ?- D’abord, toutes les actions avec les transporteurs avec qui nous avons des partenariats. Quand on nous alerte sur des baisses de réservation, nous travaillons avec les compagnies, notamment aériennes, sur de la stratégie Web où s’organisent, aujourd’hui, 70 % des voyages. C’est, pour nous, cette année, un axe fort puisque nous proposons un agrégateur, c’est-à-dire un seul site : « www.visit-corsica.com », qui concentre l’ensemble de l’offre. En un clic, le site permet d’accéder à tout ce que la Corse compte en matière de pôles, de microrégions, d’identité, de savoir-faire, de culture et d’acteurs. Ce site est largement fréquenté puisqu’il dépasse 1,2 million de visiteurs. Il est la preuve que, lorsqu’on travaille avec les offices de tourisme et qu’on maille le territoire, ça fonctionne. - La problématique récurrente des régions touristiques est le choix entre un modèle de masse ou de luxe. Quel type de tourisme faut-il, selon vous, développer en Corse ? - Pour moi, le bon modèle n’est pas un tourisme de masse, tout simplement parce que la Corse ne peut pas l’accueillir, mais ce n’est pas non plus un tourisme de luxe, au sens premier du terme, c’est-à-dire avec uniquement des établissements classés 4 ou 5 étoiles. La force de la Corse, aujourd’hui, est de concentrer sur un seul territoire une offre complémentaire qui va du camping à l’hôtellerie de luxe en passant par la résidence de tourisme. C’est aussi d’avoir 9 microrégions organisées en pôles avec 9 identités différentes. Pour le visiteur, la Corse n’est pas une région, mais véritablement un pays composé de littoral, de plaine, de moyenne montagne, de haute montagne, le tout dans une complémentarité et sur un périmètre très restreint. - Le tourisme étant concentré sur le littoral, que comptez-vous faire pour développer l’intérieur ?- Nous disposons d’un règlement d’aides qui bonifie toutes les actions se faisant à l’intérieur des terres et les gens désireux de s’implanter dans le rural. Un seul exemple : les hôteliers ne bénéficient pas d’aides à la création. Nous mettons au point un dispositif d’aides à la construction d’hébergements à l’intérieur des terres. Nous faisons ce pari parce que, la Corse étant vécue comme une destination littorale, il est plus facile de construire au bord de mer que dans l’intérieur. Nous cherchons à changer cette image au travers de notre label « Corsica made » et nos campagnes de promotion. Nous sommes en train de travailler avec des hôteliers, situés à l’intérieur des terres, autour du concept « Terroirs & Passion » pour proposer une offre basée sur la gastronomie, les visites de cave, de vignerons, de producteurs… Nous maillons la grille Tourisme et nous faisons le pari de la complémentarité. - Les hôteliers se plaignent de la concurrence sauvage d’offres de locations par des non-professionnels. Quelle est votre position ? - L’offre non-marchande est fortement représentée. On ne peut pas le nier ! L’ATC n’a pas de moyens réels pour lutter contre cette offre. L’objectif est de travailler avec les maires autour de la perception de la taxe de séjour. Il faut, au niveau communal, recenser toutes ces offres pour les réglementer et en régulariser un certain nombre. Certaines, d’ailleurs, sont déclarées, d’autres non, pour ne pas payer d’impôt. L’Etat doit multiplier les contrôles sur certains endroits où la concentration crée des effets d’aubaine. Mais, croire qu’on peut faire disparaître cette offre non-marchande est un leurre. Il faut aussi reconnaître que, sans cette offre, peut-être ne pourrions-nous pas absorber tout le flux qui arrive sur le pic estival ! Quoi qu’il en soit, il faut travailler avec les hôteliers pour que l’offre marchande monte en valeur et en compétitivité. - Quel est le poids actuel du tourisme dans l’économie corse et celui que vous comptez obtenir ?- Le tourisme est le pilier de l’économie insulaire. La dernière enquête effectuée montre que le PIB (Produit intérieur brut) de richesse créée se situe autour de 12%. Si on rajoute les richesses indirectes émanant du tourisme, comme, par exemple, le transport ou la grande distribution, ce chiffre atteint 20% de l’économie productive. Le tourisme est donc la première force économique du territoire. Il faut montrer sa place, sensibiliser les gens au fait qu’il ne doit plus être une économie de cueillette, mais une véritable économie structurée. Dans cet espace fortement concurrentiel, on ne peut pas se contenter de bricoler, il faut de vrais professionnels. - N’est-ce pas le cas ? - Nous les avons. Nous sommes les meilleurs élèves au niveau d’Atout France pour le classement hôtelier, ce qui prouve que nous avons des établissements de qualité. Je me bats au quotidien pour donner à ce secteur une véritable légitimité. Nous devons, tous ensemble, travailler pour que le tourisme prenne la place qui est la sienne et montre, en s’associant avec l’agriculture, qu’il est l’avenir de la Corse. Le défi est de créer un tourisme à l’année, intégré dans un développement local qui associe la population à la manne touristique, avec une clientèle diversifiée qui a fait les beaux jours de l’île pendant 30 ans.
Nicole Mari
16/04/2013 - Le Petit Bastiais N° 471
Euromed Bachelor
Nouvelle vie pour la Business School de la CCIT2B
Le 11 avril, Emmanuelle De Gentili et Paul Trojani ont renforcé encore un peu plus la coopération entre la Chambre de Commerce 2B et la Collectivité Territoriale de Corse en matière de Formation Supérieure. ...
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BUSINESS. La Conseillère Exécutive en charge de 1'Enseignement Supérieur et de la Recherche tenait en effet réunion à la Chambre de Commerce avec le Président Paul Trojani et leurs services respectifs. Il y était question de collaboration et de concertation en vue d'optimiser les efforts des deux institutions dans le cadre des filières supérieures.
Car l'établissement d'enseignement de la CCIT2B est devenu un atout majeur dans l' offre régionale. Une aventure débutée en en 2004 avec l'obtention du visa du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche , labellisant ainsi l 'EGC Bastia dans le giron des grandes écoles , 2007 avec la création de I 'EGC Méditerranée et plus proche de nous, en 2011, avec le lancement d'Euromed Bachelor.
Positionnée sur tous les secteurs dynamiques, du marketing aux finances en passant par le tourisme, l'école offre un enseignement complet et s'appuie sur une équipe pédagogique compétente, qui devient une véritable seconde famille pour les élèves. Avec ses qualités qui la pousse à toujours aller de l'avant, l 'EGC se prépare encore à une nouvelle vie.
L'accompagnement de la CTC sur la dynamique de projet de l'Ecole de Management est donc acté. Son évolution de Grande Ecole se traduit aujourd'hui avec la fusion entre Bordeaux et Euromed donnant naissance à KEDGE Business School à partir de juillet 2013. L'intégration de leurs programmes Bachelor verra créer fin 2013 le cursus d'excellence «KEDGE BACHELOR».
Dans cette mutation sont prévus également le développement du campus de Bastia de KEDGE Business School (formation initiale et continue, Alternance Supérieure), la création d'un Centre de Formation d'Apprentis "Ecole de Management" et un programme de réhabilitation de l'IMF avec la création d'une structure de 40 chambres .
Cette nouvelle dimension permettra à Bastia d'avoir une assise et un rayonnement plus importants, ce qui ouvrira sans aucun doute des perspectives d'avenir plus intéressantes aux jeunes étudiants corses. C'est dans ce sens qu'Emrnanuelle de Gentili entend œuvrer, rejoignant ainsi les intentions affichées par la CCI en termes d'évolution.
Avec Kedge, l'enjeu est de positionner l'EGC Bastia dans le top ten européen. Pour Pascal Agostini, Directeur de l'IMF de Borgo: « Avec KEDGE Business School, les communautés académiques, professionnelles et étudiantes ambitionnent d'explorer de nouveaux horizons, et de servir les organisations et les territoires. Elle proposera à la rentrée 2013 une large gamme de programmes en formation initiale accessible directement après le bac, après une classe préparatoire aux Grandes Ecoles ou après un premier diplôme universitaire, ainsi qu'un portefeuille élargi de programmes en formation continue. Le développement personnel, la créativité et la responsabilité seront au cœur de l'ensemble de notre offre. »
KEDGE Business School représentera dès la rentrée prochaine, près de 10 000 étudiants sur 4 continents, un réseau de 35 000 diplômés fort de 160 enseignants-chercheurs.
Yannick CAMPO
16/04/2013 - Le Petit Bastiais N° 471
Commerce et artisanat
Le Grand Bastia veut booster l\'attractivité économique de ses territoires urbains
Afin de dynamiser le commerce et l'artisanat au nord de l'agglomération de Bastia, l'ADEC, la CAB, la CCIT 2B et la CMA 2B se sont mobilisés....
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Au cours d\'une réunion de travail, Jean Zuccarelli, président de l\'ADEC, a présenté un programme d\'actions décliné au niveau territorial (Bastia, Ville de Pietrabugno, San Martino di Lota et Santa Maria di Lota) pour valoriser l\'attractivité économique.
ENGAGEMENT. Entouré de Paul Trojani, Président de la Chambre de Commerce et d\'Industrie Territoriale et d\'Antoine Piacentini, Président de la Chambre des Métiers et de l\'Artisanat, Jean Zuccarelli, Président de l\'ADEC, a dévoilé les nouvelles orientations pour développer l\'économie sur les secteurs Nord du territoire de la CAB. Pour Jean Zuccarelli : «Chacun d\'entre nous sait à quel point les activités économiques commerciales, artisanales ou tertiaires, jouent un rôle structurant, non seulement dans la vie d\'un quartier, mais aussi d\'une commune ou d\'un territoire, tant par les services qu\'elles offrent aux habitants que par l\'image qu\'elles lui donnent. C\'est en ce sens que la Communauté d\'Agglomération de Bastia agit et ce, depuis plusieurs années, aux côtés des commerçants et artisans, des élus consulaires, pour le maintien et le développement de ces activités. Réintroduire une commercialité dans des quartiers qui en ont besoin est pour nous une priorité. Le périmètre concerné par l\'opération compte plusieurs centaines de commerces de différente nature. En dehors de l\'axe principal du centre-ville de Bastia, ils souffrent d\'une affluence insuffisante, due notamment à un manque d\'attractivité des rues, à des espaces de déambulation souvent trop étroits et à une absence de visibilité. Jusqu\'ici, la CAB manquait d\'une stratégie globale pour redynamiser économiquement ce périmètre. Ce programme se veut efficace et homogène, il comprend 17 fiches actions à mettre en œuvre sur l\'ensemble du territoire, soit par la CAB, soit par les communes, soit par les consulaires/associations de commerçants. »
L\'objectif consiste notamment à contribuer à la rénovation des locaux commerciaux, à renforcer la compétitivité des entreprises et à accompagner leurs mutations. « Il s\'agit d\'un projet de revitalisation qui a beaucoup de sens et dont notre ville a besoin pour confirmer son statut de capitale économique de la Corse. En ces temps de crise, les collectivités ont autant besoin de l\'intervention publique que de l\'énergie des hommes pour porter des projets, insuffler du dynamisme et se donner les atouts pour maintenir ou créer des activités et des emplois» a conclu Jean Zuccarelli. Yannick Campo
16/04/2013 - Corse-Matin
Economie
L’ADEC et le réseau consulaire au chevet des entrepreneurs
La chambre de commerce et d'industrie de Corse et la chambre régionale de métiers de la Corse se sont vues dotées par la loi de compétences renforcées en matière d'accompagnement du développement économique....
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Dans cette démarche et dans le souci d'une cohérence renforcée avec la politique économique de la CTC, une conférence régionale de coordination du développement économique et social (Corecodes) a été constituée. Son objectif est triple : mettre en oeuvre une meilleure coordination des actions des principaux acteurs du développement économique en Corse ; assurer un partage de l'état des lieux ; définir une feuille de route commune accompagnée d'un programme annuel de travail. Hier, une réunion s'est tenue à l'hôtel de région d'Ajaccio afin de faire un bilan d'étape depuis le lancement de la Corecodes en mars 2012. Elle réunissait les présidents de l'Adec et des chambres consulaires de Haute-Corse et de Corse-du-Sud.
170 porteurs de projets accompagnés
L'accompagnement des entreprises est l'un des fers de lance de la conférence pour soutenir l'économie. Et cette dernière a déjà mis en place plusieurs outils pour répondre aux besoins. « Corse transmission » tout d'abord, plan de soutien à la transmission d'entreprises. Le dispositif connaît un franc succès grâce à des aides comme l'évaluation d'entreprise, recrutement d'un cadre supérieur, contrat de génération, mobilisation des outils de Corse financement. Mais les membres de la Corecodes ont mis en place un « pack global » pour le créateur et/ou repreneur d'entreprise afin de couvrir ses besoins en matière d'accueil, d'accompagnement, de soutien dans le montage financier et d'offres de financement. Pour ce pack entreprendre, les chambres consulaires de Corse et l'Adec se sont engagées à accompagner sur une année plus de 300 porteurs de projets, 170 en ont déjà bénéficié. « Il s'agit de baliser, faciliter le parcours. Nous sommes ainsi dans le concret et dans l’action », souligne le président de l'Adec Jean Zuccarelli. Reste que pour l'heure ce dispositif intéressant ne concerne que les entreprises à vocation « régionale », ayant des intérêts dans les deux départements insulaires. Ce qui est loin de représenter l'essentiel des commerçants et entreprises de l'ile ayant besoin d'être accompagnés…Un point que les partenaires consulaires devront peut-être revoir pour rendre leur dispositif beaucoup plus efficace. GHJ. P.
14/04/2013 - Corse-Matin
Corte
Les Douanes partenaires de votre entreprise
La CCI de Bastia et de la Haute-Corse en partenariat avec la CCI d\'Ajaccio et de la Corse du Sud et la Direction Régionale des Douanes et droits indirects organise une réunion d\'information pour les entreprises sur les formalités douanières dans le commerce à l\'international : Les Douanes, Partenaires de vore entreprise, le Mardi 16 avril 2013 à 10h00 - Antenne CCI de Corte - Résidence Bertrand - Quartien Porette ...
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13/04/2013 - Corse-Matin
Bastia
XL Airways casse les prix sur Paris de juin à octobre
Cinquante-neuf euros l'aller depuis Paris-Charles-de-Gaulle, 117 euros l'aller-retour. Trois fois par semaine, du 20 juin, jusqu'à la fin octobre, sur A330 et B737. La compagnie low cost XL Airways fait son entrée sur le tarmac de Poretta et pour l'occasion, le PDG, Laurent Magnin, a fait le voyage ce vendredi. ...
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Casquette de la compagnie sur le crâne, costume impeccable, lunettes, barbe de quatre jours, le patron fait le show pendant 20 minutes, louant les qualités « naturelles » de la Corse et le dynamisme de l'aéroport bastiais, qui accueille donc sa compagnie, après Figari et Ajaccio.
« Depuis quinze ans, le changement est sidérant car nos destinations sont intimement liées aux aéroports et ce sont eux qui viennent chercher les compagnies aériennes. Cela a été le cas, encore ici. »
Mais qui dit compagnie low cost dit, parfois, avantages sonnants et trébuchants : « nous ne sommes et ne serons jamais une pompe à fric comme RyanAir. Même si cette compagnie a permis de développer des coins de France totalement perdus comme, je pense, à Bergerac, nous ne sommes pas dans cette optique. Par contre, oui, il y a des aides marketing. »
Communicant agressif, Laurent Magnin fait djeun en multipliant les « c'est juste inacceptable... c'est juste deux millions de passagers. ..c'est juste ultra touristique. » Et martèle l'aspect tricolore de XL Airways, son succès économique aussi.
Connection avec CCM pour un futur Marseille-New-york
« Oui, il y a un fonds d'investissement étranger dans la compagnie mais, du PDG jusqu'au dernier employé, c'est 100 % français. Et je veux croire qu'en ces temps de crise, où l'emploi reste la vraie priorité, le reste étant de la fumisterie, le client choisira une compagnie française. » Clin d' oeil sans doute à Easy Jet dont, de toute façon, les tarifs sur Charles de Gaulle semblent bien au-dessus de ceux qu'affichent XL Airways sur son site… « Nous avons 600 employés, un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros et vraisemblablement un sixième exercice, celui de 2012, bénéficiaire, s'enflamme Laurent Magnin. Pour autant cela ne signifie pas que l'on vient pour détruire la CCM ou la gêner: Loin de nous cette idée, d'ailleurs, dans l'esprit d'une ouverture de ligne entre Marseille et New-York bientôt, on devrait être en connection avec la CCM. On comprend parfaitement le besoin vital d'une telle compagnie car personne ne pourrait assurer un tel service en Corse l'hiver »
Paul Trojani, président de la CCI, en introduction, s'est félicité de l'arrivée de ce low cost tout en glissant, de manière assez sibylline, « on espère accompagner des projets, des pistes nouvelles. ..»
L'arrivée d'XL Airways est surtout un pavé dans la mare d'Air France, compagnie évoquée quand étaient abordés hier, « des horaires qui ne correspondent pas à la clientèle ». Est-ce que la compagnie historique va réagir?
Christophe Laurent
12/04/2013 - Corse-Matin
Bastia
Un plan d’action pour aider les commerces de l’agglomération
Des financements vont permettre d’améliorer l’accessibilité et l’attractivité des boutiques du centre-ville de Toga et des communes de Ville-di-Pietrabugno, San-Martino-di-Lota et Santa-Maria-di-Lota. ...
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La communauté d'agglomération de Bastia a décidé de lancer un vaste programme destiné à redynamiser les commerces situés au nord de son périmètre. Le développement économique du territoire étant l'une des compétences de la Cab, elle tente désormais après les quartiers sud, de s'intéresser au centre-ville mais aussi à Ville-di-Pietrabugno, San-Martino et Santa-Maria-di-Lota.
L'ensemble des partenaires de cette opération qui débutera dans quelques semaines était réuni hier après-midi, à l'hôtel de ville afin de présenter des mesures concrètes. Pour le président de l'Adec, Jean Zuccarelli « il s'agit d'un projet très ambitieux et globalement qui devrait considérablement améliorer l'attractivité des commerces de ces secteurs ». L'une des premières actions consiste en une aide financière attribuée aux commerçants qui engagent des travaux d'accessibilité pour les personnes handicapées, qui s'équipent de caméras de vidéo surveillance (à l'intérieur des boutiques) ou encore qui changent leur devanture. Des subventions portant jusqu'à 40 % du montant de la facture pourront leur être allouées, s'ils répondent aux critères de l'opération.
Plus spécifiquement, sur la commune de Bastia ce plan s'associe à la requalification ou la rénovation de certains quartiers. Ainsi la rue Napoléon est concernée (1e projet de voie piétonne sera de nouveau abordé lors d'une réunion publique, mardi prochain) ou encore l'avenue Émile-Sari. Le principe des bornes d'arrêt minute, qui connaissent un bon succès rue Campinchi et sur le boulevard Paoli, devrait être étendu à ces artères du centre-ville.
Trente minutes de stationnement gratuit
Une autre idée qui existe depuis très longtemps dans de nombreuses villes de France - sera mise en oeuvre à Bastia : une demi-heure de stationnement gratuit dans les parkings sous régie municipale. « Cette franchise va permettre de favoriser les achats de proximité et contribuera à rendre les commerces encore plus attractifs. Nous pourrions ensuite envisager d'étendre ce dispositif lors d'opérations ponctuelles en partenariat avec les unions commerciales », estime Philippe Albertini, directeur général de la CCI. L'ensemble de ces actions semble ravir Paul Trojani le président de l'institution consulaire qui ajoute avec une petite touche d'humour « et si en plus les commerçants pouvaient se garer ailleurs et laisser les parkings à leurs clients, ce serait formidable ».
Quant à Antoine Piacentini, au nom de la chambre de métiers, il se félicite également des actions engagées par les pouvoirs publics : « Nous le répétons souvent, le plus grand supermarché de Bastia c'est son centre-ville, alors il faut lui donner les moyens d'être attractif ». Ce plan d'action n'entrera pas en vigueur immédiatement. Les conseils municipaux doivent adopter ce dispositif et son financement (plus de 4,3 M€ hors taxe). Ce sera le cas ce soir, pour la ville de Bastia.
*Le dispositif est mis en oeuvre et financé par la CTC via l'ADEC, l'État par le FISAC, la CAB, la CCI, la Chambre de métiers et la ville de Bastia. SANDRA CARLOTTI
11/04/2013 - Corse-Matin
Bastia
La rénovation du bâti ancien expliquée à l’hôtel consulaire
Dans le cadre de la onzième édition de la semaine du développement durable, c'est une journée consacrée à la rénovation du bâti ancien et à la filière bois qui a été organisée dans les locaux de la CCI de Bastia et de la Haute-Corse*. ...
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Plus précisément le thème annoncé était la transition énergétique et le centre de ressources régional qualité environnementale du cadre bâti « Terra'noi ». « L'objectif de cette journée était de sensibiliser les entreprises, le grand public et les collectivités, d'apporter aussi des solutions concrètes », a indiqué Julie Torre de la CCI 2B.
Développer l'usage du bois
Le thème de la rénovation est jugé très important car le plan bâtiment fixe un rythme de 400 000 logements à rénover chaque année. Le bois est jugé de plus en plus d'actualité, l'État ayant pour ambition de développer l'usage de ce matériau dans la construction en raison de ses qualités environnementales. Des ateliers spécifiques étaient au programme et ainsi le projet de rénovation de l'actuelle mairie de Bastia a été présenté par Romain Simon du bureau d'études thermiques Altern'eco et Karine Cosi du cabinet d'architecte Arcimed. La filière bois également proposait un atelier animé par Sébastien Bruneau, président de l'interprofession Legnu Vivu qui représente plus de 200 professionnels de la filière forêt bois en Corse. Des visites d'un commerce et d'un logement figuraient au programme de cette journée lors de laquelle le centre « Terra'noi » s'est fait un peu mieux connaître. Ce centre ressources (www.terranoi.fr) est destiné à accompagner les professionnels mais aussi favoriser les échanges entre les différents acteurs.
* Avec le concours de l'Ademe et la Direction déléguée à l'énergie. J.C.
10/04/2013 - Le Petit Bastiais N° 470
Aéroport de Bastia
XL AIRWAYS ajoute Bastia à ses destinations corses dès cet été 2013
Trois vols par semaine à compter du 20 juillet prochain ...
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Après Ajaccio et Figari Sud Corse, XL Airways inaugurera la ligne régulière Bastia Paris CDG le 20 juin 2013, et franchira ainsi le cap des 100 000 sièges offerts sur la destination Corse au cours de la saison à venir, certains vols étant assurés en AIRBUS A330 gros porteurs.
La compagnie assurera cet été jusqu'à 3 vols par semaine entre Paris CDG et Bastia (lundi, jeudi, samedi), s'ajoutant aux 8 autres fréquences hebdomadaires proposées vers Ajaccio et Figari Sud Corse, soit 11 rotations par semaine au total entre Paris CDG et la Corse.
Ce programme sera effectué en Boeing 737-800 Next Generation, (189 sièges) et en Airbus A330-200 (364 sièges) certains samedis sur Ajaccio et Bastia.
XL AIRWAYS considère la Corse comme un vrai levier de croissance puisqu'elle est à ce jour la seule compagnie desservant l'île en 2013 avec des appareils gros porteurs. Ils sont habituellement exploités sur son réseau long-courrier.
L'aller simple Paris-Corse (Ajaccio, Bastia ou Figari Sud Corse) est proposé à partir de 59€ TTC.
Les vols sont programmés à partir du terminal 3 de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. L'offre cumulée sur les trois lignes représente 73 586 sièges pour l'ensemble de la saison printemps/été 2013.
La commercialisation de ces vols s'effectue en mode régulier dans les GDS (Amadeus, Sabre, Galileo, Worldspan & Apollo), sur le site de ventes en ligne www.xl.com et via le centre d'appel d'XL Airways au 0892 692123 (0.34/min).
La création de la ligne régulière PARIS CDG-BASTIA s'inscrit dans le développement de la compagnie XL AIRWAYS en direction de la Corse, amorcé en 2008 avec le lancement de PARIS CDG -FIGARI, suivi de PARIS CDG-AJACCIO en 2010. Il est à signaler qu'en complément de ses vols réguliers, XL AIRWAYS effectue de nombreux vols affrétés vers la Corse, au départ de la plupart des métropoles régionales françaises vers Bastia pour le compte de TRAVEL EUROPE, et depuis Oslo en Norvège, toujours vers Bastia, pour le compte de LANGLEY TRAVEL. Cette activité représentera une offre de 26 838 sièges tout au long de la saison estivale à venir.
Par ailleurs, XL AIRWAYS effectue des vols affrétés ponctuels sur la Corse dans le cadre de partenariats locaux, tels que celui existant depuis plusieurs années avec le Festival du Vent, ou encore le club de ligue 1 le Sporting Club de Bastia. .
06/04/2013 - Corse-Matin
Calvi
L’agence du tourisme se délocalise en Balagne
L’agence du tourisme de la Corse (ATC) a fait hier le déplacement en Balagne à Calvi et à l’Ile-Rousse pour rencontrer les professionnels du secteur touristique, à l’occasion de ces « journées décentralisées ». ...
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« Merci d'être venu jusqu'à nous ». C'est ainsi qu'un responsable d'un camping balanin a remercié des représentants de l'agence du tourisme de la Corse (ATC), basée habituellement à Ajaccio, pour son déplacement hier à Calvi et L'Île-Rousse à la rencontre des professionnels du secteur. Grâce à ces « journées décentralisées » organisées en collaboration avec les offices de tourisme et les chambres de commerce, l'ATC a souhaité se rendre dans les différents territoires insulaires pour répondre aux questions des acteurs touristiques, explique le directeur général de l'agence Didier Leonetti dans les locaux calvais de la CCI 2B. Marketing, promotion, soutiens financiers… une dizaine de représentants de l' ATC ont fait le déplacement lors de cette opération qui s'est déjà rendue dans le Centre-Corse et l'Extrême-Sud, avant d'aller prochainement en Costa Verde, à Bastia, et dans le Valinco (voir ci-dessous).
Et pour les professionnels du tourisme, ces délocalisations sont révélées « bénéfiques ». Il n'est pas toujours simple de se rendre à Ajaccio où se trouve I’ATC, explique un responsable d'établissement hôtelier. Et aussi, cela nous permet de se renseigner sur les divers dispositifs dont nous pouvons bénéficier ». Si la promotion, les services e-tourisme, et les aides financières ont animé une partie des échanges se déroulant en face à face avec les responsables de l'ATC, d'autres types de secteur étaient aussi présents. Ainsi, les acteurs de Balagne ont pu poser des questions, entre autres, sur le tourisme rural, la réglementation du classement, le nautisme, les activités en nature, les aides aux porteurs publics ou aux animations, sans oublier la visibilité sur les marchés étrangers. Du côté de l'ATC, cette occasion a permis « d'envoyer un message de soutien » aux professionnels du tourisme en Corse, souligne Didier Leonetti, en martelant le besoin d'être présent et réactif sur Internet. À ce sujet, ce dernier a aussi annoncé qu'un agrégateur permettant de voir les offres en temps réel sur le site de I'ATC sera lancé fin avril, en attendant la saison estivale de 2013 qui devrait être « historique » en nombre de sièges aériens disponibles avec de nombreuses compagnies offrant des vols de Bordeaux, Lille, Nantes, et autres.
Prochains déplacements de l'agence du tourisme de la Corse dans les microrégions : - Mercredi 10 avril à Moriani de 10h à 12h au Chalet des jeunes et à Bastia de 14h30 à 17h au Musée de la ville de Bastia. - Vendredi 12 avril à Cargèse de 10h à 12h à I'hôtel-restaurant le Saint-Jean. - Mardi 30 avril à Petreto de 10h à 12h, et à Propriano de 14h à 17h (lieux communiqués ultérieurement). Site Internet de l'Agence du tourisme : www.visit-corsica.com P.B.
26/03/2013 - Corse-Matin
Folelli
Association de commerçants I Fulelli
L\'assemblée générale de l\'association des commerçants de Folelli se tiendra le vendredi 29 Mars à 13h30 à la mairie de Folelli. A l\'ordre du jour : renouvellement du bureau.Tous les commerçants de la commune sont conviés à y participer. ...
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22/03/2013 - Corse-Matin
Bastia
La petite délinquance locale inquiète les commerçants
Un sentiment d'insécurité a gagné progressivement de nombreux commerçants bastiais, notamment ceux qui travaillent dans le centre-ville....
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C'est là, en effet, que plusieurs agressions ont eu lieu ces dernières semaines. Récemment, pas moins de cinq vols à main armée ont été commis en pleine journée ou à la fermeture des boutiques, en début de soirée.
Il y a quelques jours, au cours d'une même nuit, une série de cambriolages a également visé des magasins du boulevard Paoli et de la rue César Campinchi, les deux artères les plus commerçantes de la cité.
Après s'être introduits par effraction dans les locaux, les malfaiteurs ont dérobé l'argent qui se trouvait dans les tiroirs caisses et divers articles.
Patrick Sanguinetti, élu à la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Corse, gère une droguerie sur le boulevard Paoli qui a été cambriolée le week-end dernier. « Il faut bien reconnaître que nous ne sommes pas très sereins en ce moment, dit-il. L'inquiétude commence à s'amplifier: Et tout cela s'ajoute aux voitures et motos régulièrement brûlées dans le centre-ville. On se demande vraiment ce qui se passe ». Face à cette situation, nombreux sont les commerçants qui réclament des mesures de sécurité, notamment un passage plus fréquent de policiers en patrouilles, de jour comme de nuit.
D'autres, souhaitent la mise en place de caméras de vidéosurveillance pour « se sentir un peu plus en sécurité ».
Les associations de commerçants et les services de la chambre de commerce et d'industrie de Bastia travaillent déjà avec les services de police, tout particulièrement durant la période estivale à l'occasion du shopping de nuit. « L'été, nous établissons un plan de sécurité pour les soirées commerçantes afin que les clients puissent effectuer leurs achats en toute tranquillité, sachant aussi que les commerçants ferment leurs boutiques vers minuit. Cela fonctionne très bien », explique Patrick Sanguinetti.
Ce dispositif ne pourrait certainement pas s'étendre au reste de l'année étant donné les moyens qu'il nécessite.
Cependant, les responsables des commerces du centre-ville seraient favorables à une présence policière beaucoup
plus visible. Même si l'individu soupçonné par les autorités judiciaires d'être l'auteur des récents « braquages au couteau » a été interpellé avant-hier, les actes de délinquance suscitent toujours une légitime inquiétude.
Ces deux derniers jours, outre plusieurs scooters ayant été incendiés dans la rue Campinchi, une femme seule a été lâchement agressée alors qu'elle se trouvait sur le boulevard Paoli. Sandra Carlotti
20/03/2013 - Corse-Matin
Calvi
Rencontres pour l’emploi : créer des « premiers contacts »
« Comment mesurer l'efficacité de cette journée ? ». La question, posée par des organisateurs de cette seizième édition des Rencontres pour l'emploi se tenant hier à Calvi au village de vacances Orizonte Novu, a le mérite d'être lancée. ...
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D'un côté, il y a les satisfactions. Les candidats, dont l'âge varie de la vingtaine à la cinquantaine, « peuvent bénéficier d'un contact direct avec la vingtaine d'employeurs présents sur place », rappelle Christelle Savelli, directrice à L'ÎIe-Rousse de Pôle Emploi, l'un des organisateurs avec la Chambre de Commerce et d'Iindustrie de Bastia et de Haute-Corse (CCI 2B) et l'Agence de Développement Economique de la Corse (Adec). Rapidement, ces demandeurs d'emplois obtiennent un « retour » des employeurs, qu'il soit positif ou négatif. En revanche, la réponse quant à l'embauche se fera attendre car les entreprises ne tranchent pas « officiellement » le jour de l'événement. Pour ces derniers, justement, ce type de journée permet de cibler quelques profils les intéressant et pouvant mener à un prochain entretien, suivi d'une embauche.
Du côté des demandeurs, les avis se rejoignent sur un point : « Si on peut trouver du travail ici, tant mieux », lance un jeune venu pour un poste de cuisinier. Néanmoins, quelques « éléments nécessitent une réflexion » pour reprendre les termes d'une responsable de la CCI 2B. Premier sujet : la date de l'événement. Quelle serait la plus à propos ? En février ? « Impossible, de nombreux employeurs comme les hôtels et les restaurants ne sont pas ouverts, et il ne faut pas oublier les vacances scolaires », indique Christelle Savelli de Pôle Emploi. Maintenir la journée à la mi-mars ? « Ce n'est pas évident car les hôteliers, qui débutent souvent leur saison à Pâques ont déjà embauché », ajoute Christine Quastana, responsable des activités à la CCI 2B, l'organisme ayant aussi organisé des Rencontres pour l'emploi le 12 mars à Bastia et le 14 mars à Ghisonaccia. Alors, pourquoi ne pas créer deux éditions des Rencontres pour l'emploi ? « Trop dur à gérer car cet événement nécessite une lourde organisation », précise-t-on.
Attirer plus d'employeurs
Évidemment, et ce, peu importe la date, « l'idéal serait d'attirer plus d'employeurs afin d'offrir une plus grande variété d'emplois », précise Christelle Savelli, en ajoutant que la Balagne reste marquée par la saisonnalité avec près de 80 % des offres destinées au secteur « hôtellerie-restauration-tourisme ». Pour illustrer cette difficulté, les organisateurs, qui souhaitent trouve r« la bonne formule », rappellent qu'il faut aussi faire face aux annulations ou retards des employeurs, alors que des candidats attendent debout, CV en main, parfois des heures avant de s'asseoir sur les petits divans et poufs dédiés à l'entretien. Si cette édition semblait être plus « clairsemée » que les précédentes - deux ateliers ont été annulés en raison du manque de participants -, c'est aussi parce que les organisateurs ont fait « le choix d'inviter les candidats et non plus de les convoquer » comme auparavant. Il vaut mieux « cent personnes venues par choix que trois cents par obligation », indique la directrice de Pôle Emploi Christelle Savelli. Officiellement, difficile de connaître le bilan comptable des embauches qui se concrétiseront, en sachant qu'il faut faire le distingo « entre les personnes venues et reçues ». En attendant, ces seizièmes Rencontres pour l'emploi ont rempli leur « mission » : « Créer un contact entre les demandeurs et les employeurs », soulignent les organisateurs. P.B.
20/03/2013 - Corse-Matin
Plaine Orientale - Ghisonaccia
Coaching et réseaux sociaux aux Rencontres pour l’emploi
Grande affluence dans la salle des fêtes de Ghisonaccia pour l'édition 2013 des Rencontres pour l'emploi. Une fréquentation qui en dit long sur le nombre croissant de personnes en quête d'un travail....
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Afin d'aider ces demandeurs - dont certains dans une situation de grande précarité - à laquelle une solution doit être proposée, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Haute-Corse, le Pôle Emploi Plaine Orientale Centre Corse et l'Agence de Développement Economique de la Corse mettent en oeuvre tous les champs du possible dans un seul but : l'accession à la formation et à l'emploi.
« À l'heure où les médias nous alimentent en permanence d'informations à caractère économique, où les termes de croissance, de crise, de rigueur reviennent inlassablement à nos oreilles, il est difficile pour les décideurs que nous sommes de mettre en place des opérations destinées à combattre la fatalité du chômage et venir en soutien à ceux qui cherchent de l'emploi mais nous avons de la constance et de la volonté" a déclaré le président Paul Trojani lors de l'ouverture du salon.
Une majorité de contrats saisonniers
Une constance et une volonté qui se sont traduites sur le terrain par une offre conséquente d'emplois dans les domaines du service à la personne, de l'hôtellerie-restauration, du tourisme ou de l'agriculture. Dont une majorité de contrats saisonniers. Des rencontres au succès grandissant à Ghisonaccia avec une fréquentation estimée à plus de 800 personnes accueillies au cours de la journée, la présence de 21 entreprises pourvoyeuses d'emplois au lieu des 18 normalement attendues - et près de 90 offres proposées. Deux ateliers ont suscité l'intérêt. Le premier visait à informer sur l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux pour la recherche d'un travail. Apprendre à consulter aisément les offres d'emploi et à se faire connaître par les recruteurs via facebook étaient notamment au menu.
L'atelier de coaching flash, animé par Valérie Lucchini-Laplanche, visait à aider les demandeurs d'emploi à acquérir de la confiance en soi face à un directeur des ressources humaines. Épaulés par de nombreux partenaires institutionnels, associatifs et privés, les organisateurs de ces rencontres participent efficacement à la lutte contre le chômage et l'exclusion en proposant de multiples solutions. Même si certaines offres ne permettent pas une création d'emploi sur le long terme, elles ont assurément le double mérite de redonner confiance à des personnes qui sont restées parfois durant de longs mois éloignés du monde du travail. PATRICK BONIN
18/03/2013 - Corse-Matin
Ghisonaccia
Dominique Boutique remporte le prix de la plus belle vitrine organisé par la CCIT
En décembre dernier, la chambre de commerce et d'industrie (CCI), poursuivant sa politique globale de promotion et de valorisation du commerce de proximité et de ville, a organisé une opération d'animation avec les unions commerciales intitulée « Ma ville, la maison du Père-Noël ». ...
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Parmi les animations, un jeu-concours de la plus belle vitrine, avec à la clé un bon d'achat de 300 euros à dépenser chez les commerçants. « Ce type de rendez- vous pour le public et les commerçants a pour objectif d'être un levier au service du commerce de proximité confronté à la concurrence de l'e-commerce, des centres commerciaux et l'occasion de promouvoir dans un esprit festif les commerces des villes retenues », explique-t-on du côté de la CCI.
A Ghisonaccia, comme ailleurs, on a joué. Et c'est la boutique Dominique qui a obtenu le maximum de suffrages.
Les bulletins des personnes qui ont voté ont ensuite été recueillis et il a été procédé à un tirage au sort. En présence des représentants locaux de la CCI et de Stéphane Francovich, président de l'association des commerçants, Valérie Lotte, qui vit en Plaine orientale, a dernièrement reçu un bon d'achat de 300 € à dépenser chez les commerçants, adhérents de l’association de commerçants de Ghisonaccia. Un passage du Père-Noël un peu hors saison le temps des dépouillements mais ô combien agréable dans une période peu réjouissante en ce qui concerne la consommation des ménages. P.B.
17/03/2013 - Corse-Matin
Calvi
16es Rencontres pour l’emploi : 20 entreprises présentes
A l'approche de la saison estivale, synonyme d'activité économique, les16es Rencontres pour l'emploi se tiendront le mardi 19 mars à Calvi au village vacances Orizonte Novu, ont annoncé les organisateurs vendredi, lors d'une conférence de presse. ...
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Pendant cette journée s'étalant de 10 h à 16 heures, environ vingt entreprises de la microrégion Balagne seront présentes pour offrir plusieurs dizaines d'emplois, principalement en restauration, hôtellerie, tourisme, avec aussi la grande distribution et les services à la personne.
Munis de leur CV, les candidats pourront ainsi postuler à des postes de plongeur, serveur, aide de cuisine, pizzaïolo, femme de chambre, réceptionniste, animateur, chauffeur livreur, aide à domicile, secrétaire comptable et esthéticienne.
Cette journée est « l'occasion d'établir des contacts avec des employeurs et faire valoir ses compétences », rappelle Christelle Savelli, directrice à L'Île-Rousse de Pôle Emploi, l'un des organisateurs avec la Chambre de Commerce et d'industrie de Bastia et de Haute-Corse (CCI2B) et l'Agence de développement économique de la Corse (Adec). Du côté des organisateurs, on espère ainsi permettre « la concrétisation d'environ 70 recrutements », alors que la Balagne compte environ 2000 demandeurs d'emplois « enregistrés » à son pic annuel et que le taux de chômage en Corse « progresse ».
Un stand pour la création d'entreprise
Sur place, plusieurs stands seront présents et ouverts en continuité, aux côtés de trois espaces, recrutement, information, et entreprendre. Ce dernier visera à répondre aux interrogations concernant le lancement et la gestion d'une entreprise, en plus de la formation continue.
En temps de crise, où « le chômage et la précarité se maintiennent », la création d'une entreprise « peut être vue comme une solution » au « non-emploi», en sachant que la Balagne compte plus de 4 500 entreprises mais dont la moitié, de petite taille, n'engage pas, assure Élodie Sutter, chargée d'affaires à l'Adec.
Dans cette optique, à 10h30, cette agence économique présentera avec la CCI son « pack entreprendre », lancé récemment et offrant un suivi, des conseils, notamment concernant les mesures de financement adaptés. Par ailleurs, ces 16es Rencontres pour l'emploi aborderont deux ateliers à la thématique ciblée. Organisé à 1lh30, le premier cherchera « à informer sur les dispositifs de soutien et mesures en faveur de l'embauche des travailleurs handicapés ".
Le second, dès 13h30, abordera l'utilisation d'Internet et des réseaux sociaux pour la recherche d'emploi. En effet, ce « nouveau canal » permet aujourd'hui de nouer des contacts, à l'image des sites spécialisés (Viadeo, Linkedin...). Pour l'instant, 2013 se révèle de « meilleur augure » que la « mauvaise année » de 2012, indique Cathy Castellani de la CCI 2B, présente aux côtés de deux autres élus de la chambre consulaire.
Concernant le Tour de France, qui se tiendra à Calvi début juillet, « l'impact sera positif mais limité, tient à préciser Jean Guglielmacci, président de la délégation Ba1agne de la CCI 2B. Le Tour restera peu de temps à Calvi, en comparaison avec Porto-Vecchio qui l'accueillera plusieurs jours ».
Savoir +
16es Rencontres pour l'emploi le mardi 19 mars de 10 à 16 heures, au village vacances Orizonte Novu à Calvi. Navettes gratuites: départ de la gare SNCF de l’Île-Rousse à 9 h et 13 h 30 ; retour à Calvi à partir de 12 h et 16 h. P.B.
14/03/2013 - Corse-Matin
Aéroport Bastia-Poretta
Une offre aérienne record entre le Continent et l’Europe
Fort de dix ouvertures de nouvelles lignes nationales (huit) et internationales (deux) pour la prochaine saison estivale qui va d’avril à octobre, l’aéroport de Bastia-Poretta va proposer une offre en sièges record. ...
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L'aéroport international de Bastia-Poretta naviguera à très haute altitude l'été prochain en terme de fréquences voire, on l'espère, de fréquentation. En tout cas, tout a été mis en oeuvre par la CCI territoriale de Bastia et de la Haute-Corse pour que l'offre aérienne soit la plus complète possible et dope l'économie estivale de toute la région. Comme la fourmi de la fable, elle a travaillé tout l'hiver afin d'enrichir le tableau de ses destinations par l'ouverture de dix nouvelles lignes, nationales (huit) et internationales (deux).
Ainsi, hors liaisons quotidiennes de service public (Paris-Orly, Nice et Marseille), la capacité totale en sièges proposée toutes compagnies aériennes confondues sera précisément de 483 144, soit 201 228 places de plus que la saison dernière. « Ce bond de plus 71 % constitue un record absolu, se réjouit Philippe Albertini, le directeur général de l'institution consulaire. Une embellie imputable aussi bien à l'ouverture de nouvelles lignes qu'au renforcement du nombre de sièges sur des destinations dynamiques existantes ».
Le low-cost se taille la part du lion Dans ce trafic estival qui prendra son envol dans quelques semaines à peine, la part du low-cost est clairement identifiée comme vecteur de développement puisqu'il représente à lui seul 74 % de l'offre en sièges sur la plateforme bastiaise. S'agissant de la desserte nationale, la capacité en sièges s'élève à 318 448, le double de la saison dernière, la programmation low-cost concentrant 88% de l'offre prévisionnelle. La compagnie Volotea, qui avait fait l'effort de continuer à voler une bonne partie de l'hiver vers Bordeaux et Nantes, crée quatre liaisons nouvelles : Toulouse (trois fréquences les mercredis, vendredis et dimanches), Lille (trois fréquences les mardis, jeudis et dimanches), Brest (trois fréquences les mardis, jeudis et samedis) et Strasbourg (deux fréquences les mercredis et jeudis). Easyjet renforce sa présence sur Roissy et s'installe entre Bastia et Toulouse (mardi, jeudi et samedi). Paris CDG constitue une nouvelle destination pour XL Airways alors que du 4 mai au 5 octobre, Air France desservira Pau tous les samedis via sa nouvelle compagnie régionale « Hop ». D'autre part, le tour-opérateur Travel Europ a choisi Bastia comme porte d'entrée de sa programmation « charter » à 24 000 places pour tisser divers ponts aériens avec plusieurs villes régionales.
L'attrait de mesures incitatives Les compagnies low-cost représentent désormais la moitié de l'offre à l'international, avec une ascension de plus 22 % cet été. Thomas Cook débarque sur Bastia depuis Bruxelles entre juin et août (mercredi et samedi) alors que de juin à septembre, le tour-opérateur Corsican places et la compagnie BMI s'associent pour desservir la ville britannique de Bristol chaque dimanche. Les autres compagnies consolident leurs destinations déjà existantes à l'exemple de la Lufthansa qui double sa capacité sur Francfort et triple celle de Berlin. Ou encore d'Easyjet qui proposera cinq rotations hebdomadaires avec Genève (7 000 sièges). « Si la programmation a pu être boostée de la sorte, c'est grâce au travail de fond mené conjointement avec l'agence de tourisme de la Corse, mais également parce que nous avons proposé des mesures incitatives, notamment des abattements sur les redevances », explique encore Philippe Albertini. Mais l'offre est une chose et la demande une autre. Au cours de la saison 2012, le taux moyen de remplissage avait été de 75 %. Si 2013 fait aussi bien, les retombées économiques seront à la hauteur des attentes. Sinon, il faudra non pas attacher sa ceinture, mais la serrer.
Les compagnies mettent les bouchées doubles
Voici le nombre de places offertes par chaque compagnie aérienne pour la prochaine saison estivale (période d'avril à octobre) hors liaisons de service public :
Sur le territoire national
- Air France (Lille, Lyon, Pau) : 9 132 (plus 113 % par rapport à la saison 2012). - Easyjet (Paris, Lyon, Toulouse) : 129 168 (plus 34%). - Volotea (Nantes, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Lille et Brest) : 136 000 (plus 236 %). - XL Airways (nouveau : Paris Charles de Gaulle) : 13 842. Au total, l'offre nationale s'élève donc à 318 448 sièges, soit le double de celle de l'année dernière. À l'international - Easyjet (Genève et Londres) : 38 712 (plus 28 %). - Germanwings (Cologne et Stuttgart) : 30 144 (moins 3 %, la compagnie ne desservant plus Berlin). - Lufthansa (Hambourg, Francfort, Berlin et Munich) : 39 204 (plus 101 %). - Luxair (Luxembourg) : 6 768 (plus 14 %). - Jetairfly (Bruxelles) : 5 152 (plus 15 %). - Thomas Cook (Bruxelles) : 5 760 (nouvelle ligne). - Vols charters (Londres, Bruxelles, Copenhague, Goteborg, Oslo, Stokholm, Billund) : 38 956. Le total de l'offre internationale s'élève à : 164696 sièges (plus 35 %). JEAN-MARC RAFFAELLI
14/03/2013 - Corse-Matin
L’Ile-Rousse
Port de commerce : les travaux maritimes ont été annoncés
Troisième sur le podiun des ports insulaires, L'Île-Rousse enregistre la meilleure progression du trafic. Avec ses 385 236 passagers, le port de commerce affiche une hausse de 5,14 % en 2012. Un chiffre expliqué en partie par l'augmentation de l'offre commerciale sur la ligne Nice-L'Île-Rousse (+ 31 600 passagers). ...
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Lundi, les représentants de la CCI, du conseil général, de la municipalité et les services de l'État ont adopté à l'unanimité les différents budgets, y compris le prévisionnel de 2013 ainsi que la poursuite du plan de développement portuaire engagée depuis 2009. Si la première phase des travaux touche à sa fin, il reste cependant un volet maritime de grande envergure à réaliser.
Ce plan élèvera le potentiel d'accueil du port et il risque bien de changer l'avenir de la ville voire celui de la microrégion. Et c'est le chemin de circulation îles-port-ville qui constitue le point central de toute la mise en valeur du site. Grâce à la mise en cohérence de l'ensemble de la zone « des iles », la coexistence des deux fonctions (qui s’y exercent déjà difficilement) à savoir, patrimoniale et commerciale sera durablement garantie. La création du cheminement piéton qui va relier le centre-ville de L'Île-Rousse et les iles de la Pietra en passant par le port deviendra un atout. Cette réorganisation spéciale, fonctionnelle et sécurisée, améliorera le cadre portuaire tout en optimisant l'accueil nautique.
Le montant total des travaux s'élèvera à 10 millions d'euros. Les travaux terrestres sont déjà engagés depuis 2009 (2 350 000 € ). Ils devraient s'achever en 2013. Le début du chantier maritime est envisagé en 2014 (coût total 7 500 000 €). Y est prévue, entre autres, l'extension des terre-pleins pour augmenter la capacité de stockage des véhicules à l'embarquement et au débarquement. Assurant ainsi une meilleure fluidité du trafic. La construction d'un quai sur pieux de 63 rn dans le prolongement du quai actuel. Il autorisera l'accueil des navires de 185 mètres. L'élargissement des deux fronts du double tendon (qui passeront à 30 mètres) permettra à deux navires d'accoster en même temps et il assurera leur traitement commercial simultané. Ces travaux de grande envergure se dérouleront par tranches. Le port ne sera pas fermé. Au cours de la réunion, l'ensemble des points évoqués n'a pas soulevé de contestation majeure. Le plan de développement et les différents budgets ont été adoptés. La question du transport des matières dangereuses a suscité des réactions. Jean Guglielmacci a manifesté sa désapprobation devant l'absence de négociation sur la problématique du transport de ces matières. En effet, le fret des matières dangereuses transite par L'Île-Rousse (port puis ville). Ces matières représentent 4,4 % du trafic de marchandises. Et leur transport maritime est assuré par les mêmes bateaux que ceux qui transportent les passagers…Le plan de réaménagement du port de L'Île-Rousse vient se rajouter aux grandes réalisations dont la Balagne se dote. Un signe supplémentaire qui laisse entrevoir le désir d'une ouverture vers une modernité.
Quelques chiffres
Le financement des travaux terrestres engagés en 2009 a été assuré par l'intervention de l'Etat au titre du PEI à hauteur de 50 %, du conseil général de la Haute-Corse et de la Chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse à hauteur de 25 % chacun. La collectivité territoriale finance à 50 % les travaux non éligibles au fonds PEI. Pour achever cette première phase terrestre, les dépenses finales sont estimées à 500 000 € . Deux pôles mobiliseront le plus gros budget, la reprise du tapis d'enrobé dans la zone de pré-embarquement P1 (120 000 € ) et la réfection du chemin piétonnier ouest (100 000 €). Suivra l'acquisition de structure mobile 30 000 €. L’équipement vidéo surveillance 60 000 €. L’extension du terre-plein 15 000 €. L’Extension dela clôture périmétrique vers le port de pêche 63 500 € . Travaux de voirie et réseaux divers20 000 €. Poursuite des études et faisabilité13 000 €. Installation de pare-amarres 35 000 €. Le coût prévisionnel de la sous-traitance des nouvelles mesures de sûreté portuaire 2013 est estimé à 183 235 €. Le plan prévisionnel de financement des travaux maritimes futurs s'annonce comme suit : État PEI : 70 %(5 250 000 € ) - CTC 10% (750 000 €) - CG2b : 10 % (750 000 ) - CCI : 10% (750 000 ). CATHY ASTOLFI
13/03/2013 - Corse-Matin
Bastia
Deux mille demandeurs d’emploi en lice pour… cinq cents postes
A la recherche d’un travail, ils ont participé hier à la 16e édition des « Rencontres pour l’emploi ». 47 professionnels étaient également au rendez-vous, disposés à conseiller et à recruter malgré la crise. ...
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Au pas de course, les professionnels s'installent dans les quatre espaces dédiés à l'emploi du village club de l'Igesa transformé hier pour l'occasion. Les brochures d'information sont sorties des serviettes pendant que les dernières annonces sont plaquées sur les murs. Téléopérateur, commercial automobile, cuisinier, pâtissier, plongeur, aide à domicile, animateur.. Autant de métiers et de pancartes blanches qui annoncent la couleur. Moins de cinq cents offres à pourvoir en six heures pour plus de mille huit cents demandeurs d'emplois invités.
À 10 heures, lorsque les portes s'ouvrent, les chômeurs s'engouffrent dans le hall. D'abord effacés pour la plupart, ils sont très vite entraînés par le rythme des Rencontres pour l'emploi. Un dossier glissé sous le bras, ils s'avancent et entament ce marathon en espérant ne pas manquer d'endurance.
Entretiens et conseils en un même lieu
Une ambiance. Une tension. Une appréhension qui accompagne les mêmes truismes : « C'est la crise, il n’y a plus de boulot ». En ce sens, la seizième édition des Rencontres pour l'emploi organisée hier par la CCI de Bastia et de la Haute-Corse, en étroite collaboration avec l'Adec et le Pôle emploi, ressemble aux précédentes.
Le chômage progresse, les offres régressent tandis que le scepticisme gagne du terrain. Et c'est justement pour toutes ces raisons que ces rencontres existent. Car pour affronter les difficultés mieux vaut être bien armé, quarante-sept professionnels sont venus écouter et faire face aux demandeurs d'emplois de la région bastiaise. De la rédaction d'un CV, à l'élaboration d'un dossier d'aide à la création d'entreprise, à la formation, ou des suggestions en matière de relooking, les organisateurs n'ont rien négligé. Comment se présenter face à un employeur ? Comment optimiser les réseaux sociaux et internet dans le cadre de la recherche d'un emploi ? Mais aussi apprendre à ne pas baisser les bras. Telle est en substance le programme de la politique de l'emploi choisie par les organisateurs. « Cette journée leur procure des conseils concrets et une seconde énergie pour s'attaquer au marché du travail et mener une recherche active », a souligné Paul Trojani, président de la CCI de Bastia et de la Haute-Corse. « Mais n'oublions pas que c'est au quotidien que ce défi doit être relevé, a déclaré Jean Zuccarelli, président de l'Adec.
Chômage en hausse chez les seniors
« Pour que nous puissions répondre en Corse à une attente forte des demandeurs d'emplois, des jeunes et du tissu entrepreneurial ».
Reste les statistiques derrière lesquelles il est difficile de se cacher. Des chiffres que les politiques ne peuvent faire mentir. « Ils sont préoccupants. Ce sont les jeunes et les seniors qui malheureusement pâtissent le plus de la dégradation du marché du travail. Ces journées sont donc une opportunité car elles leur permettent de rencontrer des structures qui recrutent », a indiqué Emma Mussier, directrice déléguée départementale du Pôle emploi.
Une tendance régionale sensiblement identique à celle observée dans la région bastiaise. Avec 5 751 hommes et femmes inscrits au Pôle emploi (Données au 1er janvier 2013), le bassin bastiais enregistrerait une progression de 5 % marquée par une augmentation notable du nombre de seniors (+ 13 %). Les données relatives aux chômeurs de moins de 25 ans restent élevées mais stables (-0,1 %).
Et pourtant, hier, ils étaient encore cinq cents à quitter la Marana avec, dans leur dossier, la promesse d'une embauche à venir...
Des doutes et des galères mais toujours de l’espoir
Il n'est pas encore 10 heures et pourtant le parking du village CIub de l'Igesa qui reçoit les Rencontres pour l'emploi affiche complet. Dans les allées fleuries, des groupes se forment. Tous n'ont qu'un sujet de discussion : le travail.
« J'ai exercé le métier de coiffeuse pendant six ans mais j'ai dû être réformée car j'ai rencontré des problèmes d'allergie », explique Maud Pasquini aujourd'hui sans profession. « Je n'ai pas pu être recyclée et maintenant Pôle emploi m'oriente dans la vente. Mais pour l'heure cela n'a rien donné ». Des courriers cette jeune femme de 23 ans de Borgo en a envoyé. Des candidatures spontanées elle en a déposé. « À chaque fois on me répond : on vous rappelle plus tard ». Mais son téléphone ne sonne jamais.
Le boulot c'est bon pour le moral...
Lorsque sur son mobile, le texto annonçant la tenue des Rencontres pour l'emploi s'est affiché, Maud Pasquini n'a pas hésité. Elle est venue, bien décidée à trouver un employeur afin de pouvoir suivre une formation de préparatrice en pharmacie. Près de la porte d'entrée, se tient Pierre-Paul Marazzi. Après plus de dix ans passés dans la même société, il n'imaginait pas se retrouver de nouveau sur le marché du travail. Et pourtant, sa société a fermé et à 34 ans, il doit recommencer « une nouvelle vie ». « Cela fait trois mois que je suis au chômage et je n'ai toujours rien trouvé qui me convient. Où c'est le poste ou le salaire qui pose problème ». À demi-mot, cet ancien salarié de la société SBV Gandolfi espère toujours qu'un repreneur se fera connaître et leur rendra à tous leur place. Même s'il bénéficie actuellement d'un contrat sécurisation professionnelle (CSP), ce père de deux enfants n'imagine pas rester sans travailler. « Ce n'est pas bon pour le moral ». Encore moins d'attendre que les mois passent et que des propositions tombent. « Il faut se bouger car le travail n'arrive jamais seul ». Rester optimiste est une attitude qu'a choisi d'adopter Thierry Pilet. À 49 ans, il se qualifie comme un demandeur d'emploi «d'expérience». Ancien technicien spécialisé dans la construction des réseaux électriques, il a souhaité changer de métier. « Mais depuis 18 mois je suis sans emploi et toutes les offres que je reçois sont à pourvoir sur Ajaccio. Sauf que moi je vis à Castellare-di-Casinca »,
Reconversion professionnelle
Dans la salle, il aperçoit son conseiller Pôle emploi, il lui sourit. « Ce n'est pas évident pour eux, ils ont tellement de dossiers à gérer ». Thierry Pilet sait quelle formation l'intéresse et « quel créneau » il doit occuper. Il se faufile donc au milieu des centaines de visiteurs, à la rencontre du conseiller. Certainement pour lui exposer son projet.
Le regard d'Emmanuelle Allegrini Casta passe d'un groupe à un autre. Cette mère de famille de cinq enfants ne sait pas à quoi s'attendre. Elle aimerait trouver un travail mais part avec un gros handicap. « Mes enfants sont tous à l'école, pour son boulot mon mari est obligé de s'absenter, il faut donc que je sois sortie du travail à l'heure pour récupérer mes enfants dont le plus petit à 4 ans ». Ancienne déléguée médicale, elle envisage de revenir à son premier boulot, assistante médicale mais pas n'importe où. « Je vis à Biguglia si je dois me rendre à Bastia, me garer, manger cela va faire beaucoup de dépenses ». À 45 ans, elle ose le pari de conjuguer vie familiale et professionnelle, sans rien sacrifier. Elle veut y croire et pourtant une petite voix lui répète : « C'est galère, il n'y a pas de travail » JULIE QUILICI-ORLANDI
12/03/2013 - Corse-Matin
Ghisonaccia
Une journée pour trouver sa voie… et un emploi
L'édition 2013 des rencontres pour l'emploi aura lieu ce jeudi à la salle des fêtes de la mairie de Ghisonaccia entre 10 heures et 16 heures....
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Cette manifestation constitue l'un des temps forts de la politique de l'emploi mise en oeuvre par la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et de la Haute-Corse, par l'agence Pôle emploi Plaine orientale Centre-Corse et l'Agence de Développement Economique de la Corse.
Permettant d'établir des contacts entre demandeurs d'emploi et employeurs, « ces rencontres sont aussi l'occasion pour un public en attente d'un contrat de travail, d'une formation ou d'une orientation de recevoir de précieux conseils émanant des principaux responsables insulaires en charge de l'insertion professionnelle et de l'accession au monde du travail » , précisent les organisateurs.
À travers trois espaces consacrés au recrutement, à l'information sur l'emploi, ainsi qu'à l'entreprise, les personnes en recherche d'une activité professionnelle recevront des services Pôle emploi toutes les informations nécessaires sur les aides à l'embauche, les contrats saisonniers, les nouveaux contrats en cours mis en place par l'état. Les demandeurs d'emploi pourront également bénéficier d'indications en matière d'orientation professionnelle et ne manqueront pas d'être aiguillés vers les services d'entreprises présents au cours de cette édition des rencontres pour l’emploi 2013.
L'aide d'Internet et des réseaux sociaux
Un premier atelier programmé entre 13 h 30 et 15 h 30 permettra au public de se perfectionner dans l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux dans le cadre de la recherche d'un emploi. Dans le même temps, un deuxième espace sera consacré au coaching personnel, une excellente manière de lutter contre la gestion du stress et retrouver la confiance indispensable à son épanouissement dans le monde de l'entreprise.
Que vous soyez demandeur d'emploi ou en passe de vous lancer dans l'entrepreneuriat à travers un outil mis en place par la collectivité territoriale de Corse, à savoir le « pack entreprendre », ne manquez pas les rencontres de l'emploi jeudi à Ghisonaccia. A cette occasion, en présence du sous-préfet de Corte Claude Valadier et de Francis Giudici maire de la cité, plusieurs dispositifs emplois avenir seront contractualisés. P.B.
08/03/2013 - Corse-Matin
Economie
Ces femmes qui sont aux commandes de 400 entreprises insulaires
Les responsabilités se conjuguent aussi au féminin. Des dirigeantes ont décidé d'en faire la démonstration en se rassemblant au sein d'une association ...
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Sur un chantier, derrière un bureau envahi de dossiers ou encore dans un salon, plus de quatre cents femmes en Corse sont à la tête d'entreprises. Chacune dans leur domaine veille à la prospérité de leur activité. Un poste difficile à assumer ? Non! Une vie difficile à organiser ? Les femmes s'interrogent du regard mais finalement avouent: « Ce n'est pas toujours évident de concilier vis professionnelle et vie familiale. On a parfois l'impression d'avoir deux boulot ».
Virginie Micheli, Simone Rinieri-Grimaldi et Christel Giovanetti-Zirpolo ne sont pas les seules à jongler avec les responsabilités. Et elles le savent. C'est justement l'une des raisons qui les a motivés à créer la première association régionale « des femmes chefs d'entreprise de Corse ». Un sursaut qui fait suite aux initiatives menées au plan européen par le groupement Alpmed.
Depuis décembre, elles ont donc décidé de se regrouper en association pour représenter celles qui œuvrent souvent dans l'ombre.
'Nous ne voulons pas réer un contre-pouvoir"
"Lors d'une rencontre organisée à la CCI de Bastia avec des femmes chefs d'entreprise de Rhône-Alpes, Provence, Sardaigne, nous nous sommes rendu compte qu'en Corse nous n'étions pas organisés. Soutenus par les chambres de commerces de Haute-Corse el de Corse-du-Sud, nous avons donc pris l'initiative d'y remédier », explique Virginie Micheli, la présidente de cette association qui compte pour l'heure une quinzaine d'adhérentes. « Il s'agit de créer un réseau de femmes, de les inviter à se rencontrer et à échanger mais en aucun cas à créer un contre-pouvoir », insiste Christel Giovanetti-Zirpolo qui occupe la fonction de secrétaire.
les femmes de l'ombre
Ambitieuses, volontaires, dynamiques, appliquées, ces femmes sont en somme tout sauf « féministes », « Gérer une entreprise c'est difficile pour un homme comme une femme. Nous, ce que nous souhaitons c'est surtout encourager celles qui auraient peur de se lancer, leur montrer que c'est possible, On travaille avec les hommes et cela ne nous pose aucune difficulté », Avec « un mélange d'autorité et de charme », elles envisagent d'aborder la vie de l'entreprise de façon moderne.
Des réunions seront donc organisées sur des sujets spécifiques comme la TVA, les marchés dématérialisés ou encore les aides financières.
« Il s'agit de structurer les initiatives et de parfaire l'information des porteuses de projet qui, par méconnaissance, passent souvent à côté de prestations », confie la présidente.
« Par manque de temps aussi. Elles auront donc la possibilité de discuter avec d'autres managers de sujets qui ne seraient pas forcément abordés par des hommes. Mais ce ne seront pas des discussions de salons mais des échanges aux enjeux économiques » ajoute Simone Rinieri-Grimaldi, la vice-présidente, qui laisse entendre qu'une révolution est en marche.
« La femme a toujours été perçue comme une collaboratrice sur laquelle on se repose mais pourtant, elles sont beaucoup plus nombreuses que ce que l'on pourrait croire à avoir pris les commandes d'une entreprise car la société corse a évolué ». A aucun moment, ces femmes de caractère semblent éprouver des difficultés à mener la barre dans leur entreprise.
A devoir redoubler de fermeté pour faire face aux hommes. Ce sont tout simplement des femmes dans un costume trois pièces, autrefois réservé aux hommes, et qui pourtant leur tombe à merveille !
Savoir +
Pour tous renseignements, contacter l'association à l'adresse électronique micheli.sarl@orange.fr ou joindre les CCI de la Haute- Corse et de la Corse-du-Sud. Julie Quilici-Orlandi
07/03/2013 - Corse-Matin
EMPLOI
Cinq cents postes à pourvoir aux Rencontres pour l'emploi à Bastia
Les trois partenaires, la CCI, l'Adec et le Pôle Emploi, accueilleront près de deux mille personnes mardi prochain à l'Igesa...
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La seizième édition se présente dans un contexte inédit avec un taux de chômage record. Malgré la crise, une quarantaine d’entreprises vont recruter essentiellement pour la saison dans plusieurs secteurs
Le bâtiment, l'hôtellerie, la restauration, les services à la personne, l'entretien ou la fonction publique, voilà les secteurs qui recrutent cette année en Corse.
Malgré un contexte économique très tendu, quelque cinq cents postes seront à pourvoir, essentiellement sur des contrats à durée déterminée (pour 60 % des offres).
Cette journée marathon est celle des Rencontres pour l'emploi. La seizième édition se déroulera le 12 mars, à l'Igesa et verra affluer près de 2 000 personnes soucieuses de revenir à la vie active. Beaucoup ont déjà été contactés lors de la présélection réalisée par le Pôle Emploi, organisateur de la manifestation avec la CCI de Haute-Corse et l'ADEC.
« Pour les entreprises, cette journée représente un gain de temps considérable. Les responsables des ressources humaines sont mis en relation directe avec les demandeurs d'emploi dans un contexte convivial et des contacts peuvent se nouer ainsi » note Jean-François Paoli président de la commission formation à l'hôtel consulaire.
Cette journée n'est pas seulement réservée à ceux qui ont reçu une invitation du Pôle Emploi, elle demeure ouverte au public.
Pour déposer un CV, discuter directement avec un recruteur ou évoquer un projet personnel pour les courageux qui se lancent dans la création d'entreprise.
Les personnes en recherche d'emploi auront aussi la possibilité de recevoir des conseils en matière de relooking, de gestion du stress histoire d'optimiser leurs chances.
Rencontres à Calvi et Ghisonaccia
Cette manifestation reçoit un public toujours plus nombreux. Y compris du côté des entrepreneurs.
« L'année dernière, cinq cents postes ont été pourvus à l'occasion de ces journées, raconte Dominique Gatti, directrice du Pôle Emploi Bastia Sud et il y en aura autant en 2013. À propos du coaching, il y a une réelle demande de la part des demandeurs d'emplois nous avons d'ailleurs des prestations d'accompagnement renforcées qui sont proposées et nous devrions être amenés à le développer davantage ».Le président de l'ADEC, Jean Zuccarelli, souligne les avantages de la manifestation : « La lutte contre le chômage et l'aide à la création d'entreprises sont des préoccupations majeures de l'Agence. Ce principe d'échanges en un temps très court et l'accompagnement des visiteurs dans une ambiance plus détendue que lors d'un entretien d'embauche traditionnel apportent un vrai plus aux publics en attente ».
Rendez-vous donc mardi prochain dès 10 h. Deux autres manifestations délocalisées auront lieu dans la foulée : le 14 mars à Ghisonaccia et le 19 à Calvi.
Navettes gratuites pour se rendre à l'IGESA
Les Rencontres pour l'Emploi se déroulent au village club de l'Igesa, situé à Furiani sur le cordon lagunaire de la Marana.
De 10 h à 16 h, le public accédera aux différents espaces installés :Recrutement et Pôle Emploi, Entreprendre, Coaching Flash et Relooking. Plusieurs ateliers sont proposés: Emploi et travailleurs handicapés (10 h à 12 h), Savoir échanger et transmettre par l'association Aria (10h 30 à 12 h 30), Internet et les réseaux sociaux dans la recherche d'emploi (14 h à 16 h), Acquérir plus d'aisance et d'efficacité en toute situation (14 h à 16 h). Enfin, une information pratique importante : des navettes gratuites sont mises à disposition de celles et ceux qui se rendront aux Rencontres pour l'Emploi.Toutes les heures, de 9 h 30 à 16 h, un bus partira de la place Saint-Nicolas (devant l'office de tourisme) direction l'Igesa avec des arrêts au Prado (avenue de la libération),Place du commerce (lupino), collège de Montesoro et mairie de Furiani. Le service est assuré par la communauté d'agglomération de Bastia. Sandra Carlotti
06/03/2013 - Corse-Matin
Euromed Management
Cérémonie pour les diplômés de l'école de commerce
Les élèves de l'école de commerce et de gestion de Borgo ont reçu hier leurs diplômes. Ils viennent de réussir leurs cursus au sein des deux programmes proposés par l'institut, Euromed Bachelor et Management Général. Ces programmes développés par la CCI de Haute-Corse sont reconnus à la fois par le ministère de l'Enseignement supérieur et le monde de l'entreprise....
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Pour la première fois, une cérémonie a concrétisé cette remise de diplôme à laquelle de nombreuses personnalités locales ont participé à l'image du président de la CCI Paul Trojani et du préfet de Haute-Corse Louis Le Franc. Voici la liste des jeunes diplômés de cette année.
Programme Bachelor : Jean-Joseph Agostini, Pierre-Marie Bandinelli, Emilie Bartolini, Laura Bemardini, Florian Boucher, Delphine Densari, Aurélia Dompietrini, Sandra Duquenoy, Jean-Baptiste Girardon, Aurélie GiudiceJli, Jean Gour, Clément Lantenois, Justine Marino, Alexandra Miranda, AIice Olivier, Hugo Pasqualini, Stéphan Remond, Benoit Romanini, Yohann Schwanke, Antonia Simeoni, Andrès Vargas, Sébastien Vincent.
Programme de Management Général : Stéphane 1e Bindinelli, Thierry Cerutti, David Decor, Marie-Françoise Giovannangeli, Jean-Philippe Granier, Pascal Graziani, Patrice Vanucci.
Cette cérémonie a également été l'occasion d'accueillir les douze nouveaux élèves de la prochaine promotion. .
05/03/2013 - Corse-Matin
Tourisme
L'Agence du Tourisme et la CCI de Bastia font front commun
Développer l'aérien avec les low-cost, la formation et les actions de promotion : l'ATC et la CCI de Bastia ne ménagent pas leurs efforts pour vendre la destination dans un contexte économique difficile ...
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En 2012, près d'un français sur deux ne s'est pas offert de vacances. Avec une croissance proche de zéro et un taux de chômage qui pourrait atteindre à la fin de l'année, un record historique selon l'observatoire français des conjonctures économiques, les craintes demeurent nombreuses dans le secteur du tourisme à quelques semaines d'une nouvelle saison. Dans ce contexte comment attirer la clientèle en Corse cet été ? La question était au cœur des discussions, hier, à la chambre de commerce et d'industrie de Bastia (CCI) qui accueillait les responsables de l'Agence du tourisme de la Corse (ATC) pour une réunion de travail.
Pérenniser les destinations
Les ambitions et les projets ne manquent pas, l'optimisme non plus. « Cette année, nous aurons l'offre de sièges en transport aériens la plus forte jamais atteinte en Corse, explique Vanina Pieri, la présidente de I'ATC. Le contexte économique est difficile mais je pense que notre région reste une valeur refuge pour la clientèle et notre rôle est de l'inciter à venir en jouant sur les prix. 2013 sera véritablement une année test pour la Corse ". Un exemple illustre cette volonté : l'offre de 100 000 sièges planifiée entre avril et octobre (contre 9000 en 2012) entre les aéroports insulaires et la ville de Toulouse.
La stratégie des deux organismes mise sur les transports et surtout l'aérien avec la venue de compagnie low-cost et l'ouverture de lignes nationales et internationales. Avec le pari fou de pérenniser certaines destinations à l'année, moyennement un soutien financier public. « Nous devons structurer l'offre, la rendre accessible au plus grand nombre poursuit la présidente de l'ATC. Il ne s'agit pas de perfuser à vie des compagnies de transports mais de les soutenir sur trois ans par exemple. C'est un dispositif technique qui existe dans d'autres régions, une sorte d'aide au démarrage qui se traduit notamment par une exonération de la taxe de transport. Nous sommes convaincus que le signal envoyé par les pouvoirs publics est très important : nous le voyons avec EasyJet qui revient sur Lyon cette année ".
"L'intelligence collective "
Un « contrat de destination " qui implique une collaboration de l'ensemble des professionnels du tourisme : hôteliers, restaurateurs, prestataires d'activités de loisirs. L'enjeu pour offrir à la région une solide économie touristique nécessite de quitter la logique de la saisonnalité et de former de bons professionnels. « Il faut réaliser un diagnostic précis des offres existantes à l'université et dans les CFA et travailler en intelligence collective pour envisager de créer une école du tourisme, sur la base d'un partenariat public-privé. " Depuis deux ans, CCI et ATC conjuguent leurs efforts pour mener une politique globale et cohérente. Des efforts qui mettront du temps à porter leurs fruits. La présidente de l'ATC en est consciente. Ne dit-elle pas : « Nous sommes en train de reconstruire notre destination "
Sandra Carlotti
02/03/2013 - Corse-Matin
Bastia
Bastia dans le peloton de tête pour l'accessibilité aux handicapés
Moins de 10% des commerces accessibles
En 2013, la ville devrait doubler le montant des crédits alloués à la réalisation d'aménagements urbains pour les personnes à mobilité réduite. ...
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Avec 745 000 euros, la municipalité entend poursuivre les travaux sur les bâtiments communaux, les passages piétons et prévoit également d'installer une signalisation sonore aux carrefours. L'un des points noirs, mis en évidence par l'association des paralysés de France demeure l'accès aux commerces. "Nous avons constaté que moins de 10 % des établissements privés recevant du public ne sont pas accessibles aux handicapés, souligne Marie-Paule Houdemer, adjointe au maire déléguée aux affaires sociales. Un travail a été engagé avec la CCI, la chambre de métiers, l'Adec et la communauté d'agglomération de Bastia. Lors du prochain conseil communautaire, sera évoqué un dispositif d'aides aux commerçants".Ce programme destiné à dynamiser l'activité offrira une compensation financière aux propriétaires par exemple pour améliorer leurs boutiques de Bastia à Santa-Maria-di-Lota. Pour en bénéficier, ils devront impérativement entreprendre des travaux pour rendre accessibles leurs commerces aux handicapés. Enfin, la commune a profité de financements européens pour le projet de voie douce. "Il s'agissait au départ d'une piste cyclable et nous avons choisi de l'ouvrir aux piétons et bien sûr aux personnes à mobilité réduite, explique Marie-Paule Houdemer. Les crédits de Bruxelles ont permis de financer les études nécessaires et la réalisation d'un premier tronçon de cette voie très prochainement ".
Enfin, l'accès à la plage de l'Arinella sera pérennisé et de son côté la CAB travaille sur les aménagements au niveau des équipements sportifs (piscine) et des transports (tous les bus remplacés progressivement offrent un accès aux handicapés).
Sandra Carlotti
01/03/2013 - Corse-Matin
Tourisme
La destination corse prend de l'ampleur
La stratégie de l'Agence du Tourisme de la Corse (ATC) est claire pour l'année 2013 : Il faut maintenir l'effort et aller de l'avant. Cette volonté s'incarne à travers une série de mesures déterminées par une observation fine de la conjoncture ...
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L'Agence de tourisme de la Corse (ATC) se donne les moyens de renforcer sa stratégie offensive. Le programme s'ajuste à une pérennisation des perspectives tracées. Face aux défis des prochains mois l'agence reste fidèle à sa marque pugnace. Elle conservera donc le cap d'un " tourisme durable fondé sur notre identité, largement réparti sur l'année et sur les territoires", selon les termes de Vanina Pieri, présidente de l'ATC.
Les objectifs sont stables et les enjeux subsistent. Ils se subdivisent en trois catégories, économique, sociale et environnementale. Dans ce champ d'action porteur de croissance maîtrisée, la rentabilité des entreprises apparaît comme un impératif. L'ATC sera, par ailleurs amenée à amplifier son action afin de "créer de l'emploi durable". Réguler la pression exercée sur le paysage insulaire par l'activité touristique en général et par les touristes est un puissant vecteur de mobilisation. Le tourisme corse a ses fondamentaux. Pour que le bel avenir se concrétise, le transport aérien mérite une mention particulière. À cet égard, l'ATC juge indispensable d'engager une réflexion nouvelle. Le raisonnement se déploie à l'échelon de l'Europe. Il inclut la volonté "d'inscrire la destination dans un réseau aérien ".
Une saison exceptionnelle en termes de sièges offerts
Les mécanismes de promotion de l'île pourraient alors reposer sur "des vols directs avec des compagnies européennes et certaines compagnies low cost, en passe de devenir des interlocuteurs de premier ordre de vols via, c'est-à-dire en lien avec les plateformes régionales d'Air-France à Marseille et à Nice et les principales villes nationales de vols via. » Dans ce dernier cas, la jonction s'opère depuis Roissy Charles de Gaulle. Cette vision du transport aérien débouche sur la nécessité de créer de l'attractivité. Pour que les compagnies s'intéressent à l'île, il faut qu'elles y trouvent leur compte. La motivation sera financière. Elle pourrait venir de « la mise en place d'aides à la création de lignes directes européennes ».
Le groupe de travail, « transport aérien » - il réunit l'ATC qui en est, par ailleurs, l'instigateur, les deux chambres de commerces et d'industries insulaires, Air France et Air Corsica - s'est saisi de la question. L'approche est compatible avec sa mission, « bâtir un dispositif ambitieux de développement des transports aériens ». La collaboration s'est recentrée sur les passagers. Comme avec les transporteurs, la Corse s'est placée en position concurrentielle, cette fois, par l'intermédiaire « d'une véritable politique de 'prix contractés' à 234 euros en vols via les bases régionales d'Air-France, en particulier Marseille et Nice, à destination des quatre aéroports de Corse. Le schéma est le résultat d'une série de « réunions de travail avec Air-France ». Lors des discussions un argument a fait mouche, celui de « la Corse, destination touristique à l'année », précise-t-on à l' ATC.
L'un des principaux mérites de l'Île hors saison, désormais, c'est de se situer à portée du pouvoir d'achat pour le plus grand nombre. Ce qui pousse à une fréquentation accrue depuis Nice et Marseille. Les prix baissent mais à certaines conditions toutefois. Ainsi, « une campagne de communication, en partenariat avec les CCI et Air Corsica a été lancée afin de proposer des billets à 49 euros sur le bord à bord. Ce tarif s'applique pour une réservation effectuée 90 jours avant le départ. Le billet passe à 59 euros puis à 69 euros lorsque la réservation intervient 60 jours et 30 jours avant ».
Les tensions financières s'apaisent tandis que l'Île fait volontiers le coup du charme auprès des tours opérateurs affréteurs nationaux et internationaux. Sa capacité de séduction se bâtit sur « des campagnes de communication, des éductours avec la presse, des éductours en partenariat », énumère les acteurs de terrain. On reçoit, on incite, on valorise ses atouts. La relation tissée de cette manière apportera une aide précieuse pour l'ouverture de lignes et l'extension de lignes charter. Les retombées des progrès accomplis dans le ciel national et international sont attendues à brève échéance. « La saison 2013, telle qu'elle est définie par l'Association internationale du transport aérien -IATA- sera exceptionnelle en termes de sièges offerts et en termes de maillage du territoire », annonce Vanina Pieri.Le cas du maritime est plus complexe.
Internet, un outil performant de recherche
Les navires dominent le mouvement. Les statistiques l'attestent: « 64% du trafic entre Corse et continent est assuré par le transport maritime. Il va de soi qu'il est un élément structurant y compris d'un point de vue historique de l'économie touristique locale », analyse la présidente. Le lien est très fort avec certaines catégories de visiteurs. 72 % des Belges, 62 % des Suisses et 58 % des Allemands, en d'autres termes, « les marchés prioritaires de l'ATC, prennent le bateau. Ils voyagent avec leur véhicule. Ils resteront dans l'Île une semaine au minimum, de préférence de juin à septembre. Pour l'heure, Le calendrier pourrait être révisé ».
Et la présidente de l'ATC juge crédible un nouveau scénario. « Ces chiffres donnent à penser que même si, en règle générale, le transport maritime n'est pas un outil des plus propices à la dessaisonalisation, il est un instrument potentiel d'allongement de la saison ». En parallèle, l'ATC compte sur les nouvelles technologies et sur les relations virtuelles pour produire du rayonnement. Ce sont aussi les internautes, au hasard de leurs surfs et au fil de leurs envies et de leurs impulsions de dernière minute qui font le tourisme dans l'Île. Ils représentent une clientèle à capter.
Le Net est également devenu le lieu de bien des possibles pour les fournisseurs de voyage et autres acteurs du secteur. L'Agence doit suivre. Elle s'est donc ralliée à l'idée d'un « outil performant de recherche de disponibilité et de mise en contact avec un ensemble de vendeurs publics et privés », résume-t-on. Le modèle technique retenu, une fois de plus, est celui du réseau, articulé autour d'un moteur de recherche, ou plutôt un espace privilégié pour prendre connaissance des tarifs et des disponibilités en temps réel. Selon ses promoteurs, « l'agrégateur de systèmes de réservation fusionnera l'information touristique délivrée par l'ATC et par les offices de tourisme, elles-mêmes en connexion avec les différentes plateformes de réservation ».
Dans la foulée, les offices de tourisme seront équipés « avec les autres partenaires d'un outil innovant. Il s'agit d'une solution de mise en marché compatible avec l'agrégateur de disponibilité présent sur visit-corsica.com. » La communauté connectée disposera d'un autre point d'appui. « Nous nous sommes engagés à déployer un système d'informations touristiques régional (SIT) et à œuvrer à sa mutualisation auprès des offices de tourisme -syndicats d'initiatives (OTSI) », affirme la présidente. Des supports digitaux tactiles, telles que bornes, dalles tactiles, au sein des OTSI puis des applications mobiles seront autant d'éléments de cohésion. L'ATC assume le changement, « en offrant le support digital, en prenant en charge la création, la mise en service et la maintenance des produits ». Pour la bonne cause. Car la communication, l'union et la prise en compte des nouvelles mœurs touristiques font la force. Le soutien financier sera à son tour porteur de compétitivité. En 2013, l'Agence a le sentiment d'un nouveau départ après avoir révisé son guide des aides. La correction s'assimile, d'une part, « à un certain nombre de précisions ».
Cinq innovations décisives pour les prochains mois
D'autre part, elle préfigure quelques améliorations importantes pour les porteurs de projets. Il faut encourager les investissements, stimuler l'esprit d'entreprise. « Cinq innovations en terme d'intervention de l'Agence » devraient conduire à des résultats probants. Tout au long des semaines et des mois à venir, le tourisme insulaire se construira aussi à partir « d'aides à l'hébergement en milieu rural dévitalisé et d'une aide directe à l'hôtellerie rurale », précise-t-on.
Les hébergements de plein air bénéficieront d'un coup de pouce à condition d'avoir la fibre verte et innovante. « Cette aide directe consacrera une forme de management environnemental et l'usage des technologies de l'information et de la communication », commente-t-on. Les activités de pleine nature attireront l'attention institutionnelle. L'intérêt se concrétisera par une aide directe sous réserve de « certains investissements matériels et immatériels. Le tourisme aura l'avantage financier lorsqu'il sera social et solidaire, lorsqu'il épousera un processus d'embauche s'agissant de « cadres qualifiés, de jeunes diplômés ou de salariés en zone rurale. ». L'ATC aborde l'avenir proche en faisant porter l'accent sur « des partenariats divers avec des opérateurs publics et privés; entre autres, Atout France, l'université de Corse ainsi que des filières professionnelles. »
L'institution se montrera aussi soucieuse de peaufiner son image. Elle trouve le futur plus prometteur avec le label « Corsica made » crée en 2010. L'optimisme niche « dans l'affichage et la montée en puissance de ce positionnement. A courte échéance, il apparaîtra de façon très visible dans les contenus d'offres touristiques et dans les propositions de séjour. » Les mêmes marchés continueront à occuper l'ATC. « Nos efforts de promotions se concentrent sur l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suisse, la Belgique et la Scandinavie », rappelle-t-on. A côté de ces « cinq marchés prioritaires », l'ATC fait entendre sa voix et valorise l'image de l'Île auprès de l'Italie, « premier marché étranger pour la Corse » et au plan national. 70% des touristes insulaires viennent du continent. Ils sont la cible d'une « stratégie différenciée ».
Vis-à-vis des étrangers comme des Français, rien ne vaut la rencontre. L'ATC a trouvé sa voie. Elle s'invite, avec la Corse dans ses bagages. « En 2012, nous avons été présents dans les principales régions françaises émettrices de touristes, depuis Lyon, Nice, Nantes ou bien Bordeaux. En 2013 l'ATC change de dimension et promet de « s'inviter sur les marchés européens ». La discussion tourne toujours autour des mêmes thèmes, « la gastronomie, la culture, l'art de vivre, les activités de pleine nature ». La Corse hors saison a les arguments pour convaincre. Elle possède aussi des ambassadeurs passionnés, «des personnalités reconnues au sein de leur secteur d'activité», qui entrent en lice avec « leur savoir -faire et leur dynamisme de professionnels». Pour fournir des arguments supplémentaires à la destination.
Véronique EMMANUELLI
22/02/2013 - Corse-Matin
Tourisme
Un pont touristique jeté entre l'île et Lille
La Corse s'invite chez les Ch'tis, Mardi, une délégation de l'Agence du Tourisme pour la Corse s'est rendue dans le Pas-de-Calais afin de promouvoir un tourisme annuel qui mise sur une Corse hors saison, axée sur l'humain et le terroir. ...
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Pertinent. L'adjectif colle à l'action : « La Corse s'invite à… ». Et pertinents, les membres de l'agence du tourisme de la Corse (ATC) le sont aussi. Ceux-là même qui portent à bout de bras cette opération depuis près de deux ans. Qui mieux que les Corses pour parler de la Corse ? Cette semaine, ils se sont invités chez les Ch'tis. Les représentants corses ont affronté le froid lillois avec courage. Et du courage il en fallait pour mener à bien ce projet. Émission radio, promotion, déjeuner presse, workshop, soirée dégustation… Sur chaque opération, ils sont plus d'une trentaine à faire le déplacement opérateurs touristiques, hôteliers, institutionnels, représentants des compagnies aériennes et maritimes, des pôles touristiques, et producteurs pour promouvoir l'île. La Corse. Dans toute sa globalité, sa complexité. Une offre de transport toute l'annéeUne action impulsée par la présidente de l'ATC, Vanina Pieri, qui ne cesse de motiver ses troupes pour obtenir de chacun, un investissement maximal. « Faire du tourisme sans transport, ça n'a pas de sens. C'est même un non-sens, déclare la présidente de l'ATC. C'est l'histoire du serpent qui se mord la queue. Si il n'y a pas de transport hors saison les hôteliers ferment leurs portes. Et inversement ». Une logique imparable, que pourtant, jamais personne auparavant n'avait mise en avant. L'ATC, place donc le transport au centre de sa stratégie. « Pour susciter l'intérêt de compagnies aériennes ou maritimes, hors saison, il est important de montrer ce que renferme la Corse », précise Didier Leonetti, directeur général de l'ATC. Un plan marketing savamment construit. « La clientèle française représente 70 % de notre tourisme. Jusqu'à présent les opérations étaient ciblées sur la région île de France. Il est temps de s'ouvrir à de nouveaux voyageurs, souvent découragés par le périple qui les attend, poursuit le directeur général. « Et au niveau des coûts, ces opérations sont bien plus avantageuses que les salons. Et puis nous choisissons nous-même notre calendrier, c'est important ». Aux antipodes de la Corse se trouve Lille. Avec une population qui n'hésite pas à faire le voyage. Leurs voisins belges, leur emboîtent volontiers le pas. Aussi, s'inviter chez les Ch'tis apparaissait comme une évidence pour l'ATC. « Il faut pallier ces lacunes et proposer des vols directs vers la Corse. Désormais c'est possible. Pour le moment on reste sur une période estivale. Mais nous sommes là pour rendre une liaison aérienne pérenne, sur l'année, entre nos deux régions », garantit Didier Leonetti.
Le grand Valinco à l'honneur L'ATC souhaite rapprocher le tourisme et l'agriculture qui « sont deux secteurs, complémentaires », selon Didier Leonetti. La région lilloise est riche en spécialité culinaire. Mais, « la Corse possède le plus grand capital gastronomique de France. Elle offre aussi, en moyenne, 300 jours de soleil par an. Il serait fou de penser que cela n'intéresse pas les visiteurs. Nous faisons donc le pari de l'excellence », affirme Vanina Pieri. Par conséquent, des producteurs de la région du Valinco étaient aussi du voyage. « C'est ce que nous sommes. C'est ce que nous avons de plus cher. Il n'est pas question de parler de faire-valoir. Mais bien de valeur ajoutée. Cela s'exprime notamment à travers la marque Corsica Made, qui représente l'empreinte du territoire. On fédère autour de ça. Notre ambassadeur Nicolas Stromboni, meilleur caviste de France 2011, est chargé de sillonner l'île, à la recherche de ces producteurs » renchérit Didier Leonetti. On assiste à une véritable démarche collective. « Je suis très fier de représenter la Corse. Les personnes présentes voient véritablement qui nous sommes. Tout le monde est très content, c'est la plus belle récompense », déclare Pierre Tomasini, fromager sur le domaine de Murtoli. Jean-Christophe Arri, producteur de l'huile d'olive U Palazzu à Tallano, ne cache pas son enthousiasme.
« C'est beau de représenter cette filière. ça va apporter de belles choses. Cette opération nous permet aussi de nous faire connaître. Les gens sont curieux, ça fait vraiment plaisir de voir l'intérêt que l'on nous porte ». Paul Casamarta et Ignace Lanfranchi, dignes représentants de la coopérative atelier charcutier A Taravesa, produisent probablement l'une des meilleures charcuteries de l'île. Et ce ne sont pas les Lillois qui diront le contraire. Sans oublier l'apiculteur André Cesari, qui a sublimé de son miel le dessert au brocciu, servi lors de la soirée. Durant le déjeuner presse, la présidente de l'ATC a tenu à rappeler « que le maillage qui s'opère pour structurer l'offre, est la clé de voûte d'une réussite future ». Et de conclure « il faut que chacun parvienne à oublier son positionnement politique pour être dans une logique toujours plus humaine ». Et de l'humain cette opération n'en a résolument pas manqué. Un seul souhait pour l'ambassadeur de « La Corse s'invite à… », Nicolas Stromboni : que les chambres d'agriculture rejoignent elles aussi cette grande famille...
Plus qu'un pas entre Lille et l'Ile
Tout d'abord il faut rejoindre Paris en avion, puis traverser la capitale pour attraper le train qui conduit jusqu'à Lille. Ou alors, il suffit de prendre deux avions. Autant dire que le voyage est loin de s'apparenter à une promenade de santé. Bientôt, ces soucis s'envoleront en même temps que les nouveaux vols directs entre Lille et la Corse.
Un trafic qui s'étoffe grâce à trois nouvelles compagnies. Hop! et Transavia, deux compagnies d'Air France ainsi que Volotea, proposeront de nouveaux vols au départ de Lille à partir de la mi-avril. « La demande est forte, dans le sens Lille-Corse, nous essayons d'y répondre au mieux. L'arrivée de ces trois nouvelles compagnies, dont deux sont low cost, va grandement favoriser le tourisme. Puisque l'offre démarre à 29,90 euros», précise Édouard Aulanier, responsable communication de l'aéroport de Lille.
À partir du mois d'avril, Hop! et Transavia fourniront six vols par semaine entre Lille et la Corse. Transavia desservira Ajaccio, tandis que Hop! atterrira dans les trois autres aéroports de l'île. Elle ne ralliera la cité impériale qu'à partir de juin. Ainsi, durant la pleine saison, l'offre passera de six à quatorze vols par semaine. « Les compagnies ont des étapes à respecter; notamment une phase de test. Elles transiteront jusqu'en octobre. Mais, pour l'heure, cela fonctionne très bien. Ce qui va probablement les conforter dans leur choix, et logiquement permettre d'élargir la période », rajoute Édouard Aulanier.
Avant de saluer la démarche de l'ATC : « La Corse hors saison ça paraît difficile, dans la mesure où il est nécessaire de fournir une offre. Offre que les professionnels lillois ne connaissent pas. Mais avec ces rencontres, qui sont des moments privilégiés, on prend toute la mesure de ce que renferme la Corse. Les clients recherchent une émotion, un rapport humain. Aller ainsi à la rencontre des producteurs et acteurs du tourisme insulaire c'est innovant et valorisant pour la destination ».
Workshop
24 partenaires touristiques ont fait le déplacement aux côtés de l'ATC. « Depuis le début nous sommes sur chaque opération. On sort de cet immobilisme qui nous caractérisait tant », se réjouit Corsica Tours. Un avis partagé par la représentante d'Ollandini voyage. Les sept pôles touristiques de Corse suivaient eux aussi cette logique. « Nous représentons nos partenaires. C'est un excellent format, on tape là où il faut. La formule doit perdurer », ajoute la représentante de l'office de pôle Sartenais-Valinco. Les offres « packagées », c'est cela qui attire le plus. La Nave Va et In Terra Corsa avaient pris soin de les emporter dans leurs bagages. « C'est ce qui fait la différence ». Et la différence, les compagnies maritimes, aussi savent la faire. Même sur une destination comme Lille« On s'adresse principalement aux familles. C'est beaucoup moins cher que de louer une voiture durant quinze jours ».
Les hôteliers quant à eux, reconnaissent qu'ils ont tendance à attendre le touriste. " Ce dynamisme est nécessaire " concluent les jeunes déléguées de l'hôtel Sole Monti.
Ils sont allés se vendre à Lille. Lille a acheté. A nous Guifes !*
*A notre santé (en Ch'ti)
J.-F. COLONNA
20/02/2013 - Le Petit Bastiais N° 463
Haute-Corse
La loi de finances 2013 expliquée aux décideurs
Organiser une journée d'informations sur la fiscalité des entreprises et des patrimoines est devenue un rituel pour la CCI de Bastia et de la Haute-Corse....
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En partenariat avec la Direction Régionale des Finances Publiques, l'Ordre des Experts comptables et la Compagnie Générale des Commissaires aux Comptes d'Aix-Bastia, il s'agit d'expliquer en début d'année, les changements et les incidences en matière de fiscalité inscrits au titre des Loi de Finances rectificatives 2012 et de la Loi de Finances 2013.
COMPTES. Les nouveautés apportées par les lois de finances rectificatives 2012 et la loi de Finances 2013 auront été au centre des débats initiés le 12 février dernier dans les locaux du palais consulaire de Bastia. Autour de Paul Trojani, Président de la CCIT 2B, Christian Guicheteau, Administrateur de la DRFP 2B, Marie-Dominique Cavalli, Présidente déléguée de l'Ordre des experts comptables de Corse, Yves Maurer, Président de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes d'Aix-Bastia, de nombreux experts comptables, des notaires, des chefs d'entreprises étaient présents pour une belle explication de texte des questions budgétaires et fiscales.
Cette conférence a été marquée notamment par une intervention de Paul Trojani, Président de la CCIT qui a rappelé les circonstances particulières qui entourent les lois de finances: « C'est un exercice apprécié au moment ou plus que jamais, nos entreprises et l'ensemble de nos ressortissants ont besoin d'éclaircissements, d'indications et de conseils. Je pense ainsi à la fiscalité des entreprises et à certaines nouvelles mesures phare telle que la question des cessions immobilières, celle du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. Dispositif des plus importants, qui selon le gouvernement, est destiné à être un véritable outil de relance de l'investissement et de l'emploi. Certes tout ceci ne sera pas sans contrepartie et sans efforts, et cela demande à être examiné avec attention, d'autant qu'au plan local, nous disposons d'un tissu
d'entreprises de taille plutôt modeste. D'autant que l'on annonce aussi, une hausse de la TVA dans certains domaines. La période de crise que nous traversons engendre de nouveaux mécanismes de répartitions, qui auront une répercussion sur nos finances, aussi bien en tant que particulier, qu'en tant qu'entreprises. »
Pour Marie-Dominique Cavalli, Présidente déléguée de l'Ordre des experts comptables de Corse : «Pour la profession, c'est le moment le plus important de l'année. La présentation et l'étude technique de ces lois de finances doit nous permettre d'apporter des réponses pratiques et concrètes aux missions de conseils en matière fiscale que délivrent chaque expert-comptable ou chaque notaire. L'actualité fiscale est dictée par des préoccupations d'équilibre budgétaire des finances publiques, avec plusieurs champs d'action. Des changements qui obligeront les chefs d'entreprises et actionnaires à changer peut-être leur stratégie de rémunération. Mais il ne faut pas oublier que la fiscalité est régulièrement utilisée comme outil au service de l'économie. Le crédit d'impôt « compétitivité emploi » est une bonne nouvelle car il s'adresse à quasiment toutes les entreprises imposées au réel; il s'agit d'un crédit qui pourra être imputé sur l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés et qui récompensera les entreprises qui participent à l'emploi. »
Et ces précieux renseignements auront été indiqués par les services de la Direction Régionales des Finances Publiques, dont Stéphane Trucchi, Jean-François Clini et Didier Delmares. Parmi les nouvelles mesures de ces lois concernant plus spécifiquement les entreprises: L'inclusion des distributions de dividendes, la suppression de l'abattement fixe, la taxe sur les plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux, le nouvel indice kilométrique limité à 7 CV, le crédit d'impôt « compétitivité emploi » et le crédit d'impôt recherche. Tels ont été les principaux points évoqués par les intervenants, au final tout ce qui pouvait être indispensable de savoir dans le cadre de la pratique des questions fiscales.
Yannick Campo
20/02/2013 - Corse-Matin
Ile-Rousse
Association des commerçants : élection du bureau le 5 mars
L'association des commerçants de L'Île-Rousse, ici lors de sa dernière réunion lundi dernier, se réunira le 5 mars pour élire le nouveau bureau et son président....
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Les adhérents de l'association des commerçants de L'Île-Rousse ont choisi la date du 5 mars pour renouveler le bureau, à l'issue de leur rencontre lundi à l'antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Corse, indique Chantal Olmeta, la présidente démissionnaire.
Lors de ce prochain vote, les membres choisiront leur nouveau président, vice-président, trésorier, et secrétaire pour gérer cette association regroupant environ 80 adhérents (commerçants, artisans, hôteliers, et restaurateurs…).
D'ordre général, «le rôle de l'association des commerçants de L'Île-Rousse est porté vers les commerces de proximité et elle travaille à un plan d'animation sur l'année», explique Chantal Olmeta qui est restée environ 2 ans en tant que présidente et dont l'activité principale concerne la gérance des boutiques de prêt-à-porter Allure.
Celle-ci a motivé sa décision de partir en raison de la « charge » de la fonction, en ajoutant «qu'il n'est pas facile de mobiliser tous les acteurs».
« Les candidats ne se bousculent pas »
À ce sujet, élire un nouveau bureau n'a rien de «simple», ajoute-t-elle. Car «ces postes, notamment de président et vice-président, nécessitent beaucoup d'investissement personnel».
Dès lors, «les candidats ne se bousculent pas», corrobore Christine Quastana, la responsable des activités au pôle animation commerciale de la CCI 2B.
Pour l'année 2013, l'Association des commerçants de L'Île-Rousse «va continuer à travailler» sur les dossiers de demande de subvention liés au fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac), annonce la présidente démissionnaire.
«Évidemment, l'idéal serait de pouvoir mobiliser encore plus de commerçants et tous les acteurs de L'Île-Rousse», conclut-elle.
Savoir +
Prochaine assemblée générale le 5 mars, à 13 h 30, à l'antenne de la CCI 2B à L'Île-Rousse, située au port de commerce. P.B.
18/02/2013 - Corse-Matin
Bastia
Gagnants tombola de la nuit de l\'orientation
Une tombola a été proposée à tous les jeunes venus à la nuit de l\'orientation au musée de Bastia. Parmi les 533 bulletins remplis et déposés dans l\'urne lors de la manifestation, 8 ont été tirés au sort sous le contrôle de Maître Michel Filippi, huissier de justice à Bastia. La remise des lots a eu lieu dernièrement à la Chambre de Commerce par le président Paul Trojani. Mini Ipad : Rémi Giacomi, Ipod nano : Lia Salaris, bon d\'achat pour des articles de sport : Pascale Martinenghi, station Angry Bird : Salomé Vatble, jeux d\'écouteur : Pauline Murati, Sébastien Luciani-Giamarchi et Nathalie Legrand, coque titanium Iphone : Adriana Albertini....
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14/02/2013 - Corse-Matin
Bastia
Loi de finances 2013 : relancer l'investissement et l'emploi
La Loi de finances 2013 a été présentée ce mardi dans la salle du conseil de la CCI de Bastia et de la Haute-Corse. Les chefs d'entreprises et professionnels du département étaient donc invités pour la présentation des nouvelles mesures fiscales....
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Deux questions phares ont été mises en avant pour cette année : celle du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi et celle des cessions immobilières. « Des nouvelles mesures bien appréciées», selon Paul Trojani, le président de la CCI de Haute-Corse, « au moment où, plus que jamais, nos entreprises et l'ensemble de nos ressortissants ont besoin d'éclaircissements et de conseils».
Parmi les bonnes nouvelles annoncées, il y a le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. «Dans ce cas notamment, la fiscalité devient un outil qu'on utilise au service de l'économie», observe Marie-Dominique Cavalli, la présidente déléguée de l'Ordre des experts comptables. Ce crédit s'adresse concrètement à toutes les entreprises imposées pour leur montant réel. Celui-ci pourra être imputé sur l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés. Il récompensera également les entreprises qui participent à l'emploi par une diminution du taux du crédit d'impôt.
D'autres changements, en revanche, «obligeront certainement les chefs d'entreprises et actionnaires à revoir leurs stratégies», d'après Marie-Dominique Cavalli.
L'un des nouveaux dispositifs concerne les plus-values des cessions d'immeubles. Une taxation va être mise en place pour les plus-values de plus de 50 000 euros.
«Cette modification ne sera donc pas sans efforts», conclut Paul Trojani. «D'autant qu'en Corse nous ne disposons pas d'un tissu important de grandes entreprises». Et une autre inquiétude fait surface dans l'économie insulaire : une hausse de la TVA annoncée dans certains domaines.
Maxime Becmeur
14/02/2013 - Corse-Matin
L'Ile Rousse
Réunion des commerçants
Les commerçants de la commune sont conviés à participer au renouvellement du bureau de l’association des commerçants de L'’Ile-Rousse lundi 18 Février 2013 à 13h30 à l'Antenne de la CCIT au port de commerce. A l'ordre du jour, présentation du bilan 2012 et projection 2013. ...
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11/02/2013 - Corse-Matin
Haute-Corse
Rencontres pour l'emploi
Pôle emploi Corse, avec ses partenaires, organise la 17e édition de ses Rencontres pour l'emploi. Dans un contexte économique difficile comme nous le connaissons, il importe pour Pôle emploi de permettre à chaque demandeur d'emploi de bénéficier d'opportunités supplémentaires d'accéder à des offres....
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Les Rencontres pour l'emploi sont le lieu privilégié où les entreprises viennent présenter leurs offres en direct.
À cette occasion, les demandeurs d'emploi peuvent rencontrer directement les employeurs pour exprimer leur motivation et remettre un CV.
Quatre rendez-vous en mars
Une procédure de mise en relation simplifiée qui a déjà porté ses fruits et que nous espérons cette année encore voir couronnée de succès, avec un nombre important de retours à l'emploi pour nos demandeurs.
Les rencontres pour l'emploi se dérouleront sur plusieurs sites :
Le 6 mars à Ajaccio
(Job Forum).
Le 12 mars à Bastia.
Le 14 mars à Ghisonaccia.
Le 19 mars à Calvi.
Savoir +
Retrouvez toutes ces dates sur www.pole-emploi-evenements.fr .
10/02/2013 - c
Lucciana
Réunion à l'union commerciale de Lucciana
L'union commerciale de Lucciana présente son plan d'action 2013. Les membres du bureau de l'union commerciale de Lucciana et leur nouvelle présidente organisent une réunion mercredi 13 février à 13 heures, salle de la mairie, pour présenter leurs opérations de ce début d'année : «St Valentin » et « vide-greniers ». Tous les commerçants et prestataires de services de la commune de Lucciana sont invités à y participer....
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09/02/2013 - Corse-Matin
Bastia
Nuit de l'orientation : les gagnants du concours « Street Art »
L'implication des lycées et collèges a été fort bien récompensée...
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Vendredi dernier, en présence de très nombreux visiteurs, le musée de Bastia a ouvert ses portes à la deuxième édition de la nuit de l'orientation organisée par la Chambre de commerce. En conclusion de la manifestation, cet espace patrimonial s'est très bien prêté à la présentation finale du concours artistique auquel avaient été conviés 25 collèges et lycées de Haute-Corse.
C'est en effet dans ce cadre que les primés au concours de street art, art contemporain, ont vu leurs talents récompensés. Une compétition dans laquelle les élèves des classes de 3e et de 4e se sont le plus impliqués, à travers la réalisation d'œuvres et de compositions plastiques sur la thématique de l'art urbain.
Parmi les collèges sélectionnés, trois sont sortis du lot et ont été félicités par Anto, peintre pop art, qui faisait partie du jury.
Gagnants du concours « Street Art » :
1er prix : le collège de Luri qui a gagné des stages musicaux et sportifs (voile, danse, plongée) ainsi que des places pour le prochain match du SCB.
2e prix : le collège de Saint-Florent s'est vu décerner des beaux livres sur l'art.
Pour le 3e prix, des places de cinéma ont été attribuées au lycée agricole de Borgo. Les trophées leur ont été remis par Paul Trojani, président de la CCI, Jean Zuccarelli, président de l'ADEC, Matthieu Sans et Macedo Magno Novaes, joueurs du SCB. .
08/02/2013 - La Corse Votre Hebdo
Bastia
Une nuit pour s'orienter
Les préoccupations culturelles étaient passées au second plan au profit de l'insertion professionnelle. 700 lycéens et étudiants ont passé la soirée au musée de Bastia dans l'enceinte de la citadelle...
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Il y avait à leurs côtés des spécialistes de l'orientation puis 60 professionnels représentatifs, entre autres, des métiers de la santé, de la défense, du commerce, de la fonction publique, ou encore des medias. A l'issue de la rencontre conçue, quatre heures durant, selon la logique du speed-dating, de la table ronde comme de l'échange direct les jeunes avaient collectés de précieux renseignements. De quoi affiner leur projet de carrière. La manifestation bastiaise s'inscrit dans un programme national. D'autres rendez-vous comparables sont prévus jusqu'en Mars, y compris à Ajaccio qui participe également aux nuits de l'orientation. .
05/02/2013 - Les Echos
Economie
Aides aux entreprises : lancement imminent de l’audit
Budget Un inspecteur des finances, un élu et un patron de PME seront chargés de la mission. Plusieurs milliers d’aides, des dizaines de milliards d’euros en jeu… Les données des aides publiques aux entreprises font tourner la tête ...
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Elles constituent un gisement d’économies potentielles pour l’Etat, qui passe en revue une quarantaine de politiques publiques dans le cadre du chantier de la modernisation de l’action publique (MAP). Le gouvernement a ainsi lancé une première mission d’évaluation de la politique familiale il y a quelques jours.
Pour détailler l’efficacité des milliards dépensés pour aider les entreprises, Matignon va donner le coup d’envoi, dans les prochains jours, d’une mission qui sera confiée à trois personnalités : Philippe Jurgensen, inspecteur des finances, ancien président de l’Anvar et de la commission de contrôle des assurances, un élu régional – on parle du socialiste Jean-Jack Queyranne – et un patron de PME. La mission devra passer en revue l’ensemble des aides disponibles et proposer une rationalisation. Les premières conclusions sont attendues au printemps, alors que le deuxième séminaire de la modernisation de l’action publique doit se tenir fin mars ou début avril.
Les aides publiques aux entreprises constituent une catégorie non homogène, difficile à appréhender, dont le montant total varie entre 50 et 100 milliards d’euros, selon la définition retenue, tenant compte par exemple ou non des avantages fiscaux. La dernière étude sur le sujet, qui date de 2007 (Igas-IGF), en avait répertorié 6.000 différentes, dont une majorité versées par les collectivités locales, pour une enveloppe totale de 65 milliards d’euros. Une offre foisonnante, parfois redondante, et peu lisible pour les entreprises. La mission devra donc analyser finement la répartition des aides en fonction des acteurs et proposer des améliorations.
Comme pour les autres chantiers de la MAP, l’analyse sera abordée sous l’angle de l’efficacité des dispositifs au regard du coût engagé. Chaque aide sera passée au crible et évaluée en fonction de ses résultats économiques concrets. A défaut, des contreparties pourraient être envisagées, notamment sur l’emploi et l’investissement. A cet égard, l’étude menée en 2007 s’était révélée assez critique sur l’impact des aides, concentrées sur quelques secteurs (transport, logement, agriculture) et bénéficiant, en pratique, essentiellement aux grandes entreprises. Elsa Conesa econesa@lesechos.fr
03/02/2013 - Corse-Matin
Bastia
Nuit de l'orientation : la jeunesse dans l'incertitude
Une boîte de nuit ? Non. Même si la musique et les lumières donnaient un air de fête au rendez-vous, les 700 scolaires et étudiants venus vendredi soir au musée de Bastia, à la Citadelle, pensaient plutôt à leur avenir professionnel....
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Un avenir face auquel de nombreux jeunes se disent encore dubitatifs, certains rêveurs, quelques-uns déterminés… Mais s'il est un sentiment qui domine, c'est l'incertitude.
C'est déjà l'heure des vœux
«Il y a dix ans, quand mon père me demandait, je disais que je voulais devenir princesse». Caroline, élève de terminale littéraire au lycée Paul-Vincensini, a l'air de plaisanter, mais «trouver sa branche est un réel souci» pour elle. Des tables rondes, des speed-dating avec des professionnels, des espaces de conseils en orientation ont pu éclairer les adolescents. «Et ce qui est surprenant», remarque Danielle Bartoli, la déléguée régionale adjointe de l'Onisep, «c'est de voir que beaucoup de collégiens s'intéressent déjà à un futur métier. C'est une preuve qu'ils commencent à anticiper de plus en plus tôt».
Les élèves de terminale, eux, dans quelques mois néo-bacheliers, ont bien intérêt à s'y atteler. L'heure des traditionnels vœux d'admission post-bac a déjà sonné. Mais avant, il faut s'informer sur les formations, trouver sa voie. «Je cherche surtout un métier où l'on est sûr de déboucher rapidement sur un emploi», commente Hicham, qui prépare un bac scientifique.
« L'uniforme attire l'œil »
Pendant quatre heures ce soir-là, les questions ont fusé. Les professions à l'uniforme, visiblement, ont eu un peu plus de succès que les autres. «Je pense qu'on attire l'œil des adolescents», s'amuse Muriel Pelosi, chargée du recrutement à l'Armée de terre. «Ils sont surtout très curieux de connaître tous les corps de métier que propose l'Armée». Bien souvent, c'est après ce genre de rencontre que des jeunes finissent par être recrutés. «Se lancer, d'un coup», c'est ce qui fait peur à Diana, bientôt bachelière. «J'ai peur d'être déçue, peur de me tromper, peur de devoir partir et tout quitter comme ça, brutalement».
*Onisep : Office national d'information sur les enseignements et les professions. Maxime Becmeur
03/02/2013 - Corse-Matin
Haute-Corse
17e Recontres pour l'emploi à partir du 5 février
Pôle emploi Corse, avec ses partenaires, organise la 17e édition de ses Rencontres pour l'emploi....
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Dans un contexte économique difficile comme nous le connaissons, il importe pour Pôle emploi de permettre à chaque demandeur d'emploi de bénéficier d'opportunités supplémentaires d'accéder à des offres.
Les Rencontres pour l'emploi sont le lieu privilégié où les entreprises viennent présenter leurs offres en direct. À cette occasion les demandeurs d'emploi peuvent rencontrer directement les employeurs pour exprimer leur motivation et remettre un CV. Une procédure de mise en relation simplifiée qui a déjà porté ses fruits et que nous espérons cette année encore voir couronner de succès, avec un nombre important de retours à l'emploi pour nos demandeurs.
Les rencontres pour l'emploi se dérouleront de février à mars sur plusieurs sites :
Le 5 février à Porto-Vecchio.
Le 6 mars à Ajaccio (Job Forum).
Le 12 mars à Bastia.
Le 14 mars à Ghisonaccia.
Le 19 mars à Calvi.
Retrouvez toutes ces dates sur www.pole-emploi-evenements.fr .
29/01/2013 - Corse-Matin
Bastia
Orientation: une nuit pour trouver sa voie professionnelle
Un concept original et peut-être même efficace est proposé aux collégiens et aux lycées du département: la nuit de l'orientation. Cette manifestation organisée par la CCI et soutenue par de nombreux partenaires comme l'Adec vise à familiariser les jeunes avec les différents parcours de formation et cursus universitaires qui s'offrent à eux....
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Vendredi soir, ils pourront bénéficier de conseils individuels auprès d'une vingtaine de professionnels de l'orientation (Crij, mission locale, pôle emploi…) mais aussi discuter directement avec des chefs d'entreprises.
Ces rencontres se produiront sur le modèle du speed-dating: quinze minutes de conversation avec un professionnel pour partager expérience et répondre à toutes les questions qu'un jeune se pose.
«Redonner l'envie d'apprendre»
Les métiers de l'hôtellerie-restauration, du tourisme, de la santé et du paramédical, de l'esthétique, de la sécurité, du droit ou de l'agroalimentaire entre autres seront représentés lors de cette nuit de l'orientation.
Pour la CCI de Haute-Corse, l'opération a pour but «de favoriser le rapprochement entre les jeunes et l'entreprise, leur redonner le goût et l'envie d'apprendre, d'attirer celles et ceux qui seront formés aux compétences de demain vers des métiers d'avenir».
Ceux qui n'ont pas la moindre perspective d'études après le bac pourront utiliser le logiciel Info'rizon sur l'espace multimédia aménagé pour la soirée.Ce programme basé sur des tests de personnalité, de connaissance de soi les aidera à trouver la voie qui leur correspond le mieux.
Une autre borne interactive leur permettra de découvrir 400 métiers sous la forme de reportage et d'immersion dans les entreprises.
Musique, buffet, concours de street art…
Deux tables rondes seront animées à 18h par les CFA de Haute-Corse et l'IMF sur les thèmes de l'apprentissage et de l'orientation à l'adolescence.
La première édition de la nuit de l'orientation organisée en 2012 avait réuni plus de 400 personnes et ce, malgré une météo désastreuse!
Les organisateurs espèrent en attirer un plus grand nombre cette année. Pour inciter le plus de jeunes à y participer, entre amis ou en familles, une série d'animations attend le public ce vendredi soir: musique avec la présence d'un DJ, buffet offert par le CFA et tombola avec de nombreux lots à gagner.
Enfin, les lauréats du concours Street Art organisé par la chambre de commerce seront dévoilés: collégiens et lycéens étaient invités à s'inspirer de ce mouvement artistique pour réaliser une œuvre originale. Le jury était composé notamment du président de l'Adec Jean Zuccarelli et de Jean-François Paoli, élu consulaire.
La nuit de l'orientation se déroule ce vendredi, de 17heures à 21heures dans le hall et la salle de conférences du musée de Bastia, quartier de la citadelle.
Savoir + : Toutes les infos et renseignements pratiques sur le site ccihc.fr SANDRA CARLOTTI
22/01/2013 - Corse-Matin
Corte
Quand l'ATC se déplace les acteurs du tourisme aussi
Dans les locaux de la CCI, les professionnels et porteurs de projets ont pu s'entretenir en direct avec les techniciens de l'agence du tourisme de la Corse. Sans quitter la région cortenaise....
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Ils ont fait mentir les pessimistes et autres esprits chagrins. Les professionnels du tourisme du Centre-Corse se sont en effet rendus massivement à la première journée décentralisée de l'ATC. Et les responsables de l'agence du tourisme, sa présidente Vanina Pieri en tête, en étaient particulièrement heureux. Et même quelque peu soulagés. Reconnaissons que le pari était un peu osé : regrouper à Corte en plein hiver les acteurs de la filière relevait presque du défi. Avec la neige et le verglas en prime. Et pourtant, ils étaient là. Et pour la plupart, bien contents aussi d'avoir fait le déplacement. Il faut dire qu'ils avaient à leur disposition, dans les locaux de la CCI, à peu près tout ce que l'ATC compte de services. Et de techniciens pour les recevoir et les renseigner, en matière de promotion, communication, emploi et formation, réglementation, nouvelles technologies.
Le bon interlocuteur en direct
Organisée en ateliers, cette demi-journée a permis aux acteurs privés, aux porteurs de projets et aux associations de poser leurs questions en direct. En passant d'un interlocuteur à l'autre sans perdre de temps.
«Nous sommes agréablement surpris par cette affluence, qui nous conforte dans notre volonté d'aller au plus près des territoires, s'enthousiasmaient Vanina Pieri et Didier Leonetti, directeur général de l'ATC. Cela est de très bon augure pour les rencontres qui suivront dans toutes les microrégions.» Dans la salle, l'ambiance était studieuse. Et s'ils n'étaient pas tous là pour les mêmes raisons, hôteliers - traditionnels ou de plein air -, restaurateurs, loueurs de meublés, propriétaires de fermes auberges et autres professionnels des activités de pleine nature ont grandement profité de l'opportunité.
«Aller à Ajaccio, c'est mobiliser une journée. Chercher une place de parking et après faire le tour des bureaux, ça prend du temps, observe Alexandre Antongiorgi, accompagnateur de montagne et créateur avec sa compagne de l'entreprise Duo des Cimes. J'avais plusieurs questions à poser, sur des aides éventuelles à l'achat de matériel ou sur du référencement internet. J'ai pu voir en à peu près une heure les techniciens des services concernés.»
Santu Casanova, hôtelier de plein air, a des travaux de mise aux normes à effectuer dans son établissement. Il a pu se renseigner sur la législation et sur les possibilités de financements de ses travaux.
Mme Albertini, hôtelière, était venue de Lucciana. Ses questions portaient sur l'emploi et la formation.
Ses confrères cortenais, regroupés au sein d'une association, étaient également présents en nombre. Eux, ils avaient aussi à cœur de faire remonter leurs doléances directement auprès des services de l'ATC. Et notamment en matière de concurrence déloyale et de location sauvage. Certains élus de communes rurales avaient même fait le déplacement pour des questions d'ingénierie.
«Finalement, c'est comme un workshop, sauf que c'est nous qui écoutons ! », résume Jean-Louis Moretti, responsable du pôle développement et promotion de l'ATC, à l'initiative de cette opération.
Une opération pour laquelle l'agence du tourisme a reçu le soutien logistique de la CCI et de l'office de pôle du Centre-Corse.
Isabelle VOLPAJOLA
22/01/2013 - Corse-Matin
Corse-infos
Nathalie Carlotti, elle présidente, la CCI du sud peut désormais avancer
Du monde. Des visages. Une ambiance. Et soudain, des mains qui se lèvent. Ensemble. Des mains qui battent l'air pour applaudir à tout rompre. Applaudir une femme. La première dans l'histoire consulaire de l'île à s'installer dans un tel fauteuil. A la présidence de la chambre de commerce et d'industrie de la Corse-du-Sud...
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Une image encore. Belle. Symbolique. Lorsque Nathalie Carlotti, tout juste élue, tout juste plébiscitée, tout juste applaudie, se dirige vers la chaise centrale de la tribune. Cette fameuse chaise vide, désespérément vide vers laquelle tous les regards avaient convergé le 30 novembre 2012. Seize jours seulement après l'assassinat de Jacques Nacer. Retour sur une assemblée générale extraordinaire tenue, hier, au palais des congrès d'Ajaccio. Et sur une élection qui aura été, certes, une formalité. Mais surtout une respiration. La première de la CCI, depuis le 14 novembre dernier.
24 voix et un absent
Dans une salle Sampiero-Corso comble, c'est Antoine Pietri, le secrétaire du bureau qui a assuré la mission de président par intérim depuis deux mois, qui le premier prend la parole. A ses côtés, à la tribune, outre les autres membres composant le bureau, le préfet Patrick Strzoda, les députés Camille de Rocca Serra et Laurent Marcangeli, le président de l'assemblée de Corse Dominique Bucchini, celui du conseil général, Jean-Jacques Panunzi, les responsables de la CCI territoriale, Jean Dominici et de celle de Haute-Corse, Paul Trojani, le maire d'Ajaccio Simon Renucci. «Ces deux mois n'ont pas été simples, chacun d'entre vous s'en doute. Il ne s'agissait pas de prendre la place de Jacques, mais plutôt, conformément à ce qu'il aurait souhaité, de poursuivre l'action entamée en 2011. Le souvenir de son engagement, de ses convictions et de son implication au service de l'économie corse nous ont convaincus de demeurer élus malgré la démission de six d'entre nous». C'est le benjamin de l'assemblée consulaire, Ambroise Fieschi, qui est appelé pour faire office de secrétaire de séance. Le quorum de treize est largement atteint, Antoine Pietri pose la question rituelle : «Qui est candidat?». Nathalie Carlotti se lève.
À l'issue du vote qui se déroule rapidement, l'urne livre un résultat sans appel : en recueillant 24 voix sur un nombre de 25 inscrits, la chef d'entreprise de Bastelica est élue présidente de la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse-du-Sud. Il manque donc une voix. Celle d'un des membres consulaires absent. Celle de Paul Leonetti.
Les premières félicitations adressées à la nouvelle présidente sont celles d'Antoine Pietri. «Nous savons que tu as toutes les qualités requises pour prendre la suite de Jacques et que ton engagement et ta volonté te permettront de relever avec panache les défis qui attendent la chambre». Elle porte un petit haut blanc, Nathalie Carlotti. Simple. Comme elle. Comme elle qui, en s'avançant vers le pupitre pour y prononcer son premier discours, est déjà une présidente non pas en poste. Mais en place. Debout. Et la voix est claire. Convaincue. Jusqu'à ses premières syllabes. Qui franchissent difficilement le seuil des lèvres. Avec une pause comme une respiration que l'on reprend. Et une émotion aussi infiniment ténue que partagée par la salle.
Devoir sacré
«Mes premiers mots en tant que présidente sont pour rappeler mon amitié, mon affection envers le président Nacer. Il est évident que son ombre planera toujours au-dessus de notre institution et au-dessus de nous tous. Notre devoir sacré sera de respecter le mandat qu'il nous a transmis, de reprendre son flambeau afin de poursuivre la mission à laquelle il s'était dévoué et je tiens à remercier l'ensemble des élus de m'avoir confié cette charge aujourd'hui».
Elle rappelle qu'avec Jacques Nacer, le terme «d'équipe n'était pas galvaudé», qu'elle a une conscience aiguë de «la situation dans laquelle se trouve notre institution et des attentes de nos ressortissants». Elle adresse à tous, «élus permanents, entrepreneurs, un message d'espoir». Elle assure que tous ceux qui sont restés à la CCI ont fait un choix déterminé, engagé. «Nous sommes pleinement mobilisés et les ressortissants seront comptables de notre réussite. (...). L'institution, en ordre de marche, devra de nouveau rapidement se faire entendre et se repositionner comme la maison de tous les entrepreneurs. Nous ne remettrons pas à demain les grandes décisions et je veux que notre équipe d'élus soit celle qui permettra à la CCI d'achever sa modernisation et d'être en phase avec les exigences de la réforme du réseau consulaire».
Les gros dossiers sur lesquels elle entend se mobiliser ? Les transports, le tourisme, la dynamisation du commerce de proximité, la formation des hommes, l'activité dans le rural, l'appui et le conseil aux entreprises, la fiscalité et le développement durable. Le tout, cimenté par une promesse. Triple. «Un devoir de volonté, un devoir de vérité et un devoir de lucidité».
Volonté, vérité, lucidité
Deux interlocuteurs s'exprimeront ensuite, le maire d'Ajaccio d'abord. Quelques phrases pour dire sa propre émotion, féliciter à son tour la nouvelle présidente et souhaiter une pérennisation de la collaboration entamée entre la ville et l'institution consulaire.
Enfin, le préfet de Corse, Patrick Strzoda qui rappelle que cette assemblée générale est bel et bien «extra-ordinaire, à tous les titres. Vous êtes - en se tournant vers Nathalie Carlotti - une présidente bien élue qui relaiera l'action de Jacques Nacer, mais avec votre personnalité, votre expérience de chef d'entreprise. Ce programme que vous avez décliné - volonté, vérité, lucidité, confiance - si vous le permettez, Madame, je le fais mien au nom des services de l'État».
Propos sobre. A l'image d'une séance qui ne s'est pas prolongée plus que de raison. La CCI avait retrouvé un président. Et la chaise de Jacques Nacer, une silhouette, une présence. En la personne de Nathalie Carlotti. Comme une évidence comblant un vide. Enfin.
A.-C. Chabanon et S. Pisani
21/01/2013 - Corse-Matin
Bastia
Des travaux dans le port pour améliorer le trafic maritime
Depuis le début du mois de janvier, des travaux ont lieu pour mettre en sécurité le poste à quai numéro 1 du port de commerce de Bastia. Ils devraient se terminer avant la fin du mois de mars. Cet aménagement va donner la possibilité au plan d'eau d'accueillir en simultané six navires...
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Les automobilistes qui fréquentent le tunnel auront sans doute remarqué que d'énormes tas de terre sont actuellement extraits du plan d'eau du port de commerce de la ville. Il ne s'agit pas pour les responsables de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse de se lancer dans la création d'un nouveau poste à quai mais de permettre une meilleure fluidité dans le bassin lorsque les navires se bousculent au portillon. Un affaissement d'une partie de la jetée actuelle empêchait effectivement les bateaux de pouvoir accoster en poste arrière. C'est-à-dire de permettre aux voyageurs d'accéder et de débarquer par la porte arrière d'un bateau.
975 000 euros financés à 50 % par le PEI
«Le poste à quai du môle sud n'était pas exploité de manière optimale jusqu'à aujourd'hui. Cet ouvrage présente dans sa partie inférieure un désordre qui porte atteinte à l'intégrité de l'édifice avec notamment la désolidarisation d'une partie des blocs d'enrochement qui constituent le fruit du talus. Au-delà de la dimension liée à la sécurité de l'ouvrage, cette situation limite de façon substantielle le potentiel d'accueil nautique de ce poste à quai avec l'impossibilité pour les navires d'y réaliser leurs escales en porte arrière. Cet empêchement apparaît d'autant plus pénalisant que sur la flotte régulière desservant Bastia, seuls sept navires disposent d'une porte avant exploitable. Des questions de sécurité étaient également posées. Les manœuvres pour le dégagement du port en cas de problème étaient délicates et les commandants de navire nous avaient demandé à plusieurs reprises de rectifier le tir», a-t-on expliqué du côté de la CCIT de Haute-Corse.
975 000 euros vont ainsi être injectés dans ces travaux financés à 50 % par le PEI. Cet aménagement va donner la possibilité au plan d'eau de Bastia d'accueillir en simultané six navires et d'accroître la sécurité des passagers et des embarcations. C'est l'entreprise Natali qui s'est vue confier ce chantier qui devrait logiquement se terminer dans le courant du mois de mars. Ces améliorations devraient donc être opérationnelles pour la prochaine saison estivale. «Il était impératif de réaliser des travaux de terrassement et de soutènement de l'ouvrage. L'enjeu principal du projet étant de maintenir et permettre l'accostage des paquebots de 32m de largeur, il est nécessaire de sécuriser une largeur compatible avec les opérations d'accostage. La largeur souhaitée par le maître d'ouvrage est de 40 mètres à partir du front d'accostage du poste n°1, délimité par les défenses. Il s'agit en substance d'un mur de type poids, constitué de cinq rangées de blocs de béton préfabriqués de 4 mètres de longueur chacun, empilés les uns sur les autres et stabilisés à l'aide d'un remplissage en tout venant. La largeur des blocs est variable de 7 mètres à la base et 3 mètres en tête. En tête du mur, la dernière rangée constitue une poutre de couronnement de 3x1 mètre en béton armé. Cette poutre sera coulée sur place. Le trafic des voitures sur le port de commerce sera lui aussi fluidifié grâce à cette nouvelle installation sur le poste à quai numéro1. Le confort de travail pour les employés des différentes compagnies maritimes va être amélioré tout comme celui des passagers qui pourront garer leurs voitures au plus près des navires. La durée d'escale, elle aussi, diminuera.»
À terme, la CCIT de Haute-Corse envisage certainement de créer un nouveau poste à quai. Ce qui facilitera le travail mais aussi les rotations sur un plan d'eau qui n'est plus adapté à la taille des navires des différentes compagnies. L'urgence de construire un nouveau port est de plus en plus une nécessité. Mais ça, c'est une autre histoire.
Yann Monti
21/01/2013 - Corse-Matin
Apprentissage
Les assises de l'emploi s'intéressent à la formation
Dans le cadre des assises de l'emploi et de la formation initiées par la collectivité territoriale de Corse, un atelier consacré à l'apprentissage s'ouvre ce lundi, à l'université de Corte. Plusieurs interventions sont prévues ainsi qu'un débat et une réflexion avec des étudiants et des chefs d'entreprise....
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L'objectif ? « L'idée est de mieux comprendre ce qu'il faudrait faire pour développer l'apprentissage dans le supérieur, le maintenir en adéquation avec le marché du travail et permettre aux élèves de décrocher sans difficultés un contrat», répond Emmanuelle De Gentili, conseillère exécutive en charge de la formation. Au-delà de l'apprentissage dans sa forme classique, il en existe une variante, accessible depuis 2009 aux étudiants post-baccalauréat.
Ils sont environ 250 à l'université de Corte à avoir choisi cette opportunité : les élèves suivent un cursus classique et peuvent sur deux ou trois ans compléter leur formation par une expérience professionnelle au sein d'entreprises locales.
«Les statistiques nous montrent que le taux de réussite est de 90%, nettement supérieur à celui du pourcentage moyen pour l'université qui tourne autour de 39%. La moitié environ trouve un emploi en CDD dans la foulée, 35% en CDI et 12% parviennent à créer leur entreprise, poursuit encore l'élue territoriale. L'apprentissage peut se faire dans toutes les filières proposées à l'université». Une formation qui connaît ses limites puisque même si certaines entreprises jouent le jeu et acceptent d'accueillir des apprentis, beaucoup hésitent, faute de temps ou de moyens.
Un actif sur cinq n'a pas de diplôme
«L'apprentissage va se développer de plus en plus et nous ne pouvons rester déconnectés du monde économique. L'université a montré qu'elle savait anticiper notamment dans la filière des énergies renouvelables puisqu'il y a plus d'apprentis que de structures capables de les recevoir. Tout l'enjeu est de mettre en adéquation le développement des entreprises et la formation de nos jeunes. Dans le privé, l'emploi est globalement moins qualifié que dans la fonction publique. En Corse, je rappelle que plus d'un actif sur cinq n'a pas de diplôme. L'ambition à terme serait de proposer un système de formation qui dote le marché du travail de cadres supérieurs et intermédiaires».
Tous ces thèmes seront évoqués lors de cet atelier consacré à l'apprentissage.
Emmanuelle De Gentili interviendra aux côtés du président de l'université Paul-Marie Romani, à 14 h 30. Les acteurs du monde économique ainsi que les étudiants sont invités à y participer pour apporter idées et propositions. sandra carlott
18/01/2013 - Corse-Matin
Tourisme
Les 1res journées décentralisées de l'ATC démarrent aujourd'hui à Corte
En 2012, l'Agence du tourisme de la Corse (ATC) a été présente sur les principales régions françaises émettrices de touristes autour du slogan « La Corse s'invite à... » avec pour objectif de promouvoir la destination insulaire hors saison.Cette année, l'opération se poursuit sur les marchés européens mais avec également une autre initiative que l'on peut titrer «L'ATC s'invite... en Corse ! »...
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Étrange ? Pas tant que ça... Ainsi, dès aujourd'hui, plusieurs services de l'ATC, notamment la promotion, le développement et l'observation, seront à Corte dans le cadre des premières journées décentralisées de l'Agence du tourisme de la Corse.
Entretiens individuels
« Nous avons décidé d'initier cette opération sur neuf territoires définis par la collectivité territoriale, correspondant aux neuf pôles touristiques insulaires. Notre objectif : aller à la rencontre des professionnels et des élus afin d'échanger des informations autour de projets touristiques. Ce sera également l'occasion de dispenser de la formation au plus près des acteurs locaux mais aussi de susciter le débat autour de différentes problématiques, qui restent les clefs du développement touristique de la Corse», explique Didier Leonetti, directeur de l'ATC. Cette interaction - en partenariat avec les chambres de commerce et les offices de tourisme - mise en place par l'ATC veut aboutir à une stratégie concertée avec les acteurs économiques et touristiques de l'île.
« Observation du tourisme, réglementation et classement, soutiens financiers, actions de promotion, e-tourisme, les techniciens de l'ATC seront à l'écoute pour répondre à toutes les questions et guider dans les projets dans le cadre d'entretiens individuels, l'ensemble des acteurs, qu'ils soient publics ou privés. Cette première journée que nous organisons à Corte s'est faite avec le concours de l'office de pôle du Centre-Corse et de la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Corse », ajoute Didier Leonetti.
Outre cette rencontre afin que techniciens et professionnels du tourisme puissent échanger de l'information, l'ATC va également organiser des séminaires thématiques, durant les rencontres prévues dans les neuf territoires. « Les thèmes de travail sont choisis parmi une série de propositions qui ciblent les besoins récurrents de formation et d'information liés aux évolutions de la profession. Nous avons ainsi pensé à des rendez-vous sur la taxe de séjour, la vente en ligne, le classement hôtelier, les normes environnementales... Ce sera aux professionnels du tourisme de déterminer le thème qui leur semble le mieux correspondre à leur besoin », précise Jean-Louis Moretti, responsable du pôle développement et promotion à l'ATC.
Ateliers débats
Autre point fort de ces premières journées décentralisées : l'organisation d'ateliers débats. « Le tourisme corse génère souvent, et depuis longtemps, un certain nombre de débats auxquels l'ATC souhaiterait apporter sa contribution en se donnant les moyens de cadrage. Prenons l'exemple du transport: le sujet est la plupart du temps prétexte à la polémique. De fait, il pollue souvent les débats sur le tourisme. La méthode a laquelle nous avons pensé et que nous allons proposer est celle des ateliers débats au cours desquels un "objet" de réflexion sera passé au crible », note le directeur de l'ATC.
Bref, dès aujourd'hui, à Corte, l'Agence du tourisme de la Corse va tester sa première décentralisation.
Et au-delà, de toutes les (bonnes) raisons, pour expliquer cette initiative, ce sera aussi l'occasion pour tous les professionnels du tourisme n'étant pas dans la région ajaccienne, de ne plus être obligés de se rendre dans la cité impériale au siège de l'ATC afin d'obtenir des informations.
Un gain de temps naturellement qui peut aussi aboutir à un gain de productivité...
En sachant que cette année, l'offre en sièges dans l'aérien pour la Corse, sera « historique », pourquoi se priver de telles rencontres ?
* « L'ATC à la rencontre des territoires » à Corte ce vendredi 18 janvier de 14 h à 17 h. A l'antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Corse, résidence Bertrand Bât E - quartier Porette.
* Prochaines rencontres décentralisées : jeudi 24 janvier à Bonifacio (le matin) et Porto-Vecchio (l'après-midi).
Mardi 12 février à Ghisonaccia de 14 h à 17 h. jean-jacques gambarelli
18/01/2013 - La Corse votre hebdo
Etude Insee
Le port de Bastia au cœur de l'économie
L'infrastructure représente un levier de croissance solide à l'échelon de la ville mais aussi de l'ensemble de l'île. A plusieurs égards. C'est ce que met en lumière une étude réalisée par l'Insee. ...
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Le port de Bastia, ses 735 millions de chiffre d'affaires - pour une valeur ajoutée de 245 millions d'euros donne du tonus à l'économie insulaire. Il se trouve, de fait, établi en tant que pôle d'influence de premier plan. Le contexte, de bonne facture, est conforme à la position de "principal point de transit et d'échange à l'entrée ou à la sortie avec 52 % du transport de marchandises et 55 % de celui des voyageurs ", constate l'Insee dans son enquête consacrée à l'impact économique de l'infrastructure portuaire.
La performance est payante. Elle pousse à un foisonnement d'activités créatrices d'emplois. L'état des lieux dressé par le statisticien reflète un pari réussi. " Ce sont près de 1 200 emplois salariés qui sont mobilisés de manière directe, indirecte ou induite par l'activité du port. "
Car, il convient aussi de penser au-delà des quais et du bassin. Le port fonctionne à la dépendance. Il fait le développement au-delà du périmètre de son enceinte. Ca bouge grâce à quatre compagnies maritimes - Corsica Ferries, SNCM, Moby, Méridionale -, aux services de la chambre de commerce et d'industrie 2B, à la capitainerie, à la police de l'air et des frontières, à la douane, au lamanage, au pilotage, mais aussi grâce à 400 partenaires extérieurs et durables, en d'autres termes, des " établissements fournisseurs de biens et de services auprès des établissements portuaires directs. "
Redistribution de richesses
Les intervenants à l'oeuvre se concentrent sur la sécurité et le gardiennage, sur le conseil ou bien sur les technologies de l'information et de la communication. L'aire portuaire manifeste encore d'autres exigences, en matière de commerces de proximité, de BTP et d'industrie.
La diversité est la pierre angulaire du modèle. La règle est aussi celle de des enchaînements vertueux et de l'emploi induit. Échange et redistribution de la richesse. Le mécanisme de transfert à l'oeuvre est simple. Le port fait vivre des salariés avec leur famille qui à leur tour apportent de la croissance quotidienne dans leur lieu de résidence. Cette fois, la consommation courante joue à plein. Les postes de dépense coïncident avec " les biens de première nécessité, le logement, les équipements de loisirs ou sportifs et les services. "
Bastia comme bien des agglomérations périphériques profite de l'opportunité. Le port investit d'autres territoires et leur procure une meilleure fortune. Ainsi, cette population " va dépenser une partie de ses revenus dans son bassin de vie, soit une consommation qui participe à l'économie de ces communes en générant 460 emplois. Il s'agit de l'effet induit ", détaille le statisticien. Il se ressent jusqu'à Ajaccio où " les emplois sont à mettre en relation avec un établissement direct de l'enceinte portuaire bastiaise dont l'activité économique s'exerce sur le port d'Ajaccio. " Comme à Calvi et à Porto-Vecchio. Le port de Haute-Corse a également noué une relation dynamique avec le secteur du transport à travers tout l'espace insulaire cette fois. L'explication est simple, aux dires de l'Insee : " Les marchandises sont prises en charge par le transport terrestre après avoir transité par le bateau. " Une grande partie s'en ira garnir les rayons des grandes surfaces. La combinaison mer-route dessine des perspectives rentables pour les transporteurs routiers. " 52 % de l'activité de ces entreprises est imputable à l'utilisation de l'infrastructure portuaire Ce qui correspond à 209 emplois régionaux, à 5 millions de salaire net estimé, à 90 millions de chiffre d'affaires hors taxes pour les employeurs ".
En parallèle, le port est solidaire du tourisme. En tant que " point d'entrée principal des voyageurs en Corse " depuis près de quinze ans à présent et lieu de passage pour 36 % au moins de la totalité des vacanciers. On débarque et on rembarque à Bastia, avant ou après un séjour dans l'extrême sud, en centre Corse ou en sur la façade occidentale. " Les touristes ne stationnent pas dans le seul bassin de Bastia. Ils sont nombreux à rejoindre les microrégions d'Ajaccio, de Porto-Vecchio et de Balagne. " Au séjour sont corrélées des demandes dont la satisfaction repose sur l'existence de nombreuses activités.
Personnel qualifié
Dans ce paysage se côtoient résidences hôtelières, centres de loisirs, restaurants et autres structures spécialisées dans le sport et la pleine nature. La contribution bastiaise s'éparpille. Elle n'en demeure pas moins décisive d'après les calculs de l'Insee. " L'activité touristique du port de Bastia génère ainsi 390 millions d'euros de chiffre d'affaires hors taxes et 140 millions d'euros de valeur ajoutée. Ce qui représente 3,2 % du chiffre d'affaires marchand réalisé par les entreprises régionales et 3,6 % de la valeur ajoutée marchande ", assure-t-on.
Dans cette configuration stimulante, le port vaut " 2 700 emplois incidents, soit au total plus de 3 % de l'emploi salarié régional ", analysent les enquêteurs.
Employeur par excellence, l'infrastructure a bâti son programme salarial sur des " conditions d'emploi relativement bonnes ", relève l'Insee. Pour les 345 agents du site - " les premiers maillons de la chaîne " les 35 heures, des contrats à durée indéterminée (CDI) et " des salaires plutôt élevés " fixent la norme. " 92 % des salariés du port de Bastia exercent à temps complet " commente l'Insee. Dans le lot, les femmes sont un peu moins bien loties que les hommes. " Au sein des emplois directs, 13 % d'entre elles sont touchées par le temps partiel. Elles sont deux fois plus nombreuses dans cette situation que leurs homologues masculins. "
La tendance récurrente sur le marché du travail local est toutefois amortie par la structure portuaire. Ces dames s'en tirent mieux au bord du plan d'eau commercial. Le statisticien le confirme : " A l'échelle régionale, le temps partiel est bien plus fréquent. Il affecte 26 % des femmes et 11 % des hommes. " Pour tous, le CDI représente une donnée sociale majeure. " Il est le type d'emploi le plus courant. Il concerne huit salariés directs sur dix. " Plus on se situe à un rang élevé dans la hiérarchie plus l'opportunité de faire carrière augmente. " La part des CDI est importante, en particulier parmi les cadres, les employés et les professions intermédiaires. Elle est de l'ordre de 90 %. "
L'horizon des ouvriers, en revanche, procède de davantage de limites. " Seule la moitié bénéficie de CDI contre 60 % en région ", observe-t-on. Sur le port de Bastia la question de la saisonnalité se pose aussi. En juillet et en août, le phénomène se traduit par " une augmentation du nombre d'emplois de 25 %. Il est moins marqué que dans le secteur marchand où il atteint 30 % ". En outre, travailler sur le port offre la garantie d'une situation financière plus enviable que d'ordinaire.
Des salaires supérieurs à la moyenne
Le salaire moyen annuel est un argument fort en ce sens. La référence dans le domaine est de 23 200 euros. " Ce chiffre est donc supérieur de 32 % au salaire annuel net moyen de l'ensemble des salariés de Corse, sur le champ des catégories socioprofessionnelles présentes sur le port de Bastia ", commente l'Insee. La correction à la hausse se produit à la faveur " d'une plus forte présence de salariés plutôt qualifiés. Par exemple, les ouvriers sont tous qualifiés. On les retrouve en majorité, dans la manutention, le magasinage et le transport ". Le secteur portuaire est plus contraignant que d'autres. Il mise sur les savoir-faire et sur les capacités. C'est un standard. Pour avancer, il doit donc être un grand utilisateur, " de métiers qui nécessitent par nature des compétences et qualifications spécifiques. "
En matière de salaire, l'expérience acquise se révèle significative. La suite du scénario est classique. Le montant figurant sur la fiche de paye augmente au gré de l'ancienneté et des compétences de chacun. La pyramide des âges est marquée par les quadras. " Les salariés ont en moyenne 41 ans. Les cadres sont plus âgés, 47 ans. 30 % d'entre eux affichent plus de 55 ans ". La prédominance d'un salariat masculin relève le revenu. " La surreprésentation des hommes joue de façon positive sur les montants ", admet-on. La logique du supplément salarial s'applique également aux emplois indirects.
Même si les écarts se resserrent. " Ces salaires sont en moyenne moins élevés que ceux des emplois directs d'environ 10 %. Ils restent néanmoins supérieurs de 10 % à la moyenne régionale ".
L'infrastructure portuaire verse des salaires et passe des commandes. Les transactions effectuées chaque année équivalent à un investissement de 25 millions d'euros. Elles profitent, en priorité, " aux activités administratives, aux activités de gestion portuaires, industrielles, énergétiques ou bien de BTP ", précisent les analystes. Autour du port émerge une mosaïque d'économies. __________________________________________________________
Au premier plan français
Bastia s'est propulsé en tête des ports insulaires. Il doit son succès à " une affluence supérieure à celle de tous les autres ports insulaires cumulés puisqu'il capte plus de la moitié du trafic passager ", explique l'Insee. Dans le même temps, il s'est arrogé une position de leader à travers la Méditerranée. "Il est le premier port français s'agissant du trafic de passagers devant Marseille ", relève l'Insee. Mais la position dominante est loin d'être acquise pour toujours. Entre 2011 et 2012, la pression est montée d'un cran. Bastia lâche du lest au profit d' Ajaccio et dans " une moindre mesure des ports de Balagne, L'Ile-Rousse en particulier ". Le déclin relatif est imputé à des infrastructures en passe d'être saturées et qui " ont de plus en plus de difficultés à s'adapter à la croissance de la fréquentation ".
Bastia pâtit du " recul des trafics maritimes avec l'Italie confirmé en 2012 ", subit " la fermeture de la ligne vers Toulon. " La perte est estimée à " 25000 passagers en une année". Dans le même laps de temps, l'heure est à la croissance en Corse-du-sud où " les ports gagnent des parts de marché ". ___________________________________________________________
Napoléon III donne l'élan
Bastia trouve ses marques dans l'histoire autour de 1300. ll lui faudra patienter près de sept siècles pour se forger un destin portuaire moderne. Avant la fin du XIXe et le début du XXe siècle, l'essentiel du commerce maritime se joue dans Le Cap. C'est aussi par l'extrémité septentrionale de l'Île que transitent la plupart des passagers. Le vent souffle dans les voiles des navires dans les criques et les petits ports du Cap. En 1790, Pascal Paoli met ainsi un terme à 21 ans d'exil en foulant les quais de Macinaggio. Trois ans plus tard en 1793, Napoléon Bonaparte, en provenance d' Ajaccio, aboutit au même point. Bastia ne deviendra une destination crédible qu'à partir de 1900 lorsque le nouveau port voit le jour, à l'issue de 62 ans de palabres et de travaux. Car dès 1938, la nécessité de construire un port au coeur de la ville se fait sentir: Le projet reçoit un accueil favorable. Il est validé 10 ans plus tard en 1848. Mais sa concrétisation tarde. L'argent manque. En 1860, Napoléon III de retour à Paris après un voyage dans l'Île, débloque !es fonds nécessaires. Le chantier peut démarrer. Il durera de 1863 à 1877.Il manque toutefois une partie des quais. La lacune est comblée en 1900, une fois que les travaux de la place Saint-Nico!as sont achevés. Les bateaux sont désormais abrités par une jetée de 700 mètres de long. En 1911, la chambre de commerce et d'industrie est désignée comme gestionnaire du site. Elle en deviendra concessionnaire officielle en 1920. Le second conflit mondial sera fatal aux installations portuaires bastiaises. La fin de la guerre marquera le une nouvelle page de l'histoire. L'avenir portuaire se conçoit de préférence du côté de la Carbonite.
Véronique EMMANUELLI
04/01/2013 - Corse-Matin
Corse-infos
Arrêtés Miot : un collectif pour occuper le terrain
Il fallait se douter que la Corse ne se contenterait pas d'accueillir sans broncher le coup de matraque assené il y a quelques jours par le Conseil constitutionnel....
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La décision de ce dernier - d'abroger la disposition de la loi de finances sur la prorogation de neutralisation fiscale en matière de droits de succession des immeubles situés en Corse - est trop lourde de conséquences pour être acceptée en l'état.
Un collectif de représentants de la société civile s'est donc constitué depuis 48 heures pour faire obstacle à cette disposition.
Et par la mobilisation, obtenir des pouvoirs publics l'inscription dans la loi de finances rectificative des dispositions votées par l'Assemblée nationale.
Ce collectif comprend : Me Alain Spadoni, président du conseil régional des notaires et président du conseil supérieur d'orientation du Girtec ; Louis Orsini, universitaire ; Jean-Marc Venturi, président de la chambre régionale d'agriculture ; Paul Trojani, président de la chambre de commerce de Haute-Corse ; Antoine Pietri, président de la chambre de commerce de Corse-du-Sud ; Jean Dominici, président de la chambre régionale de commerce ; Henri Franceschi, président du conseil économique, social et culturel de la Corse ; Jean-Yves Coppolani, président de l'UFR droit de l'université de Corse ; Jean-François Bernardini, I Muvrini, Fondation Umani ; Pierre Carette, président de la Fnaim ; La ligue des droits de l'Homme ; Edmond Simeoni, Corsica Diaspora ; Me Dumè Ferrari, Bâtonnier de l'Ordre des avocats de la Corse-du-Sud. Cette « liste », à l'initiative de Me Spadoni, réunit « des personnalités régionales importantes, a commenté hier le président du conseil régional des notaires. Mais elle n'est pas limitative et pourra ainsi être élargie selon l'évolution des choses. Notre première action consistera à être reçus par le préfet de Corse, Patrick Strzoda. Afin, d'une part, de transmettre au gouvernement la demande de la Corse. Et, d'autre part, de communiquer toute la détermination de la population à faire obstacle à ce qui est une injustice et un mépris inqualifiable pour la situation du patrimoine de notre île ». Le collectif se positionne donc in situ. Sur le terrain.
« Cette coalition, a affirmé Alain Spadoni, est déterminée à ne pas se laisser faire. Nous avons les arguments pour cela. D'autant qu'en obligeant les Corses à vendre leurs biens pour payer leurs droits de succession, on offre aux gens qui veulent faire de la spéculation ou du blanchiment, non pas un aérodrome, mais un aéroport international…». .
03/01/2013 - Corse-Matin
Bastia
Feu « vert » de l'État au projet de port sur le site de la Carbonite
Les experts scientifiques du Comité national de protection de la nature ( ministère de l'environnement) acceptent les compensations environnementales à la destruction partielle de l'herbier de Posidonie. ...
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L'obstacle environnemental qui, sur la route maritime de ce projet titanesque de l'ordre de 4 à 500 ME, faisait figure de Cap Horn, a été franchi avec succès. Avec une écrasante majorité du collège d'experts scientifiques qui le compose (sept voix pour, une voix contre et une abstention), le Conseil national de la protection de la nature a estimé que les dommages naturels causés par la construction du Grand Port de la Carbonite, à la sortie sud de Bastia, étaient largement réparés par d'importantes mesures compensatoires.
Pourtant, le résultat était loin d'être joué d'avance. Au-delà des considérations économiques et sociales, le dossier, validé à deux reprises par les élus territoriaux, se heurtait à un écueil environnemental de taille : la destruction d'une cinquantaine d'hectares d'espèces protégées, en l'occurrence une parcelle significative de l'herbier de Posidonie situé au large du littoral de l'Arinella, un écosystème qui bénéficie d'un niveau de protection très élevé tant sur les plans nationaux que communautaire.
C'était donc une figure imposée : la réalisation du Grand Port exigeait l'obtention au plus haut niveau de l'État d'une « autorisation exceptionnelle d'atteinte à une espèce protégée ». Pour l'obtenir, il était indispensable que, d'une part, le caractère majeur d'intérêt public du dossier soit incontestable et, d'autre part, que les propositions de compensations environnementales soient telles qu'elles ne se refusent pas.
«Il nous faut trouver des mesures d'accompagnement et de compensation aux impacts environnementaux générés par la réalisation de ce port, et envisager un suivi scientifique de l'herbier», avait expliqué dans nos colonnes Antoine Orsini, directeur du laboratoire d'hydrologie à l'université de Corse et président du comité scientifique indépendant mis en place par la collectivité territoriale de Corse.
La récation et la gestion d'aires marines protégées
Il y a quelques jours, Louis Le Franc, préfet de Haute-Corse, portant donc la parole de l'État, et Paul Giacobbi, président du conseil exécutif, sont allés défendre le projet devant le Comité national de protection de la nature dont l'avis, bien que consultatif, est déterminant dans la mesure où un refus de sa part aurait à coup sûr sonné le glas du projet.
La contrepartie qu'ils ont défendue consiste à la création de 7 000 hectares d'aires marines protégées dans une zone qui part, en gros, de l'Arinella, pour atteindre Solenzara. Mais les experts voulaient en même temps obtenir de très solides garanties, et dans la durée, sur le suivi scientifique fondamental de ces aires marines protégées, qu'il s'agisse des milieux naturels ou des activités humaines. Une enveloppe estimée à 30 ME sera dévolue à cette mission. Elle sera alimentée en partie par le budget de la nouvelle concession portuaire.
Il faut s'attendre à des recours
Avant même que la délégation corse ne développe ses arguments, Paul Giacobbi était déjà confiant en une issue favorable : «Le projet Grand Port constitue un des chantiers phares pour le Corse sur le plan économique, mais son impact sur l'environnement devait être impérativement pris en considération et il était important pour une région comme la nôtre, à la pointe dans le domaine de la protection de l'environnement, de proposer des mesures écologiques à la hauteur des enjeux». Les responsables consulaires de l'île se réjouissent évidemment de cette étape décisive qui vient d'être franchie. Paul Trojani, le président de la CCI territoriale de Haute-Corse, estime pour sa part que la réalisation de ce port de commerce sur le site de la Carbonite va générer la création nette de plus de 1 200 emplois, directs et indirects, et assurera pour la Corse une retombée économique évaluée à 300 ME par an.
Le projet ne va pas pour autant poursuivre son bonhomme de chemin sur une mer d'huile. Les élus et les associations qui ont déjà manifesté leur hostilité ne resteront certainement pas les bras ballants. Il faut s'attendre à des recours aussi bien devant les juridictions administratives que devant la commission européenne très pointilleuse, on l'a dit, sur la question des espèces protégées. Il semble inéluctable que le dossier sera une nouvelle fois défendu par l'exécutif devant l'assemblée de Corse, peut-être même au cours de la première session de 2013 prévue le 31 janvier. Sans une forte adhésion politique, le projet n'arrivera jamais à bon port.
J.-M.R. jmraffaelli@corsematin.com
30/01/2012 - Corse-Matin
CCI Haute-Corse
Les voeux du Président Paul Trojani
L'heure est venue de présenter les vœux et comme de coutume édiles et responsables, s'adressent aux habitants. Paul Trojani, le président de la CCI, s'adresse aux ressortissants de la chambre consulaire et aux citoyens de Haute-Corse :...
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« Comme toujours propice à l'expression de bonnes résolutions et de considérations d'actualité, la période entre Noël et les premiers jours de l'année nouvelle, est consacrée aux vœux.
La Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et de la Haute-Corse n'y déroge pas, et au nom des élus qui la composent, je tiens tout d'abord à dire combien en cette période difficile au plan économique, nos efforts et nos pensées doivent aller vers ceux qui en pâtissent le plus, qu'ils soient parmi nos ressortissants ou les simples citoyens. Vers ceux qui ont souffert dans leur cœur et dans leur chair, et qui ont payé le plus lourd tribut face à des agissements criminels qui n'ont pas leur place dans notre société.
Nous devons aussi regarder l'avenir, en souhaitant que 2013 apporte ce regain tant attendu pour relancer notre économie et favoriser la paix.
J'exprime aussi le vœu de voir pour ce qui nous concerne, sortir et s'amplifier des desseins ambitieux porteurs de croissance et d'emploi, tels que celui du projet grand port pour Bastia, de la multiplication de nos échanges économiques avec l'extérieur, cars ils favorisent nos productions locales, sans oublier le si précieux développement de nos dessertes aériennes et maritimes, indispensable à l'équilibre économique. Des vœux enfin pour que s'apaisent les conflits, que disparaisse la violence et que soit restaurée l'image de la Corse.
Pace e Salute a Tutti ! » .
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